Alger - A la une

Faire la fête avant la rentrée



Le groupe El-Dey a donné l'une des dernières représentations musicales de cette saison estivale à l'Opéra d'Alger Boualem-Bessaïh ( Ouled Fayet), dans une ambiance qui fleurait bon les derniers souvenirs de vacances, à quelques jours de la rentrée sociale. En effet, l'Opéra s'est transformé pendant les deux heures du spectacle en une gigantesque fête dansante, où le public s'est lâché jusqu'aux dernières notes du répertoire varié de la formation de Samir Merabet, qui était, du reste, en tous points en symbiose avec son public.L'énergie intarissable des neuf membres que compte le groupe El-Dey, mêlée à l'envie irrépressible des spectateurs, des fans du groupe, des étrangers et des familles entières, de se défouler avant le retour au boulot pour certains, à l'école, pour beaucoup d'autres, a donné lieu à une soirée qualifiée par le leader "de l'une des plus belles qu'il ait animées". Grâce à la maîtrise vocale du touche-à-tout, auteur-compositeur et interprète Merabet et au style plus traditionnel de son acolyte Ahmed Dalel Abraz, la paire transportera l'assistance aussi bien à Cuba, avec les rythmes flamenco qu'à notre grand Sud à travers Qmar ellil, avec sa poésie mélodieuse. Ana djazaïri (Je suis Algérien), morceau qui a révélé le groupe en 2011, Babor ellouh, Manwelich ellour (Je ne reviendrai pas en arrière) et ses paroles adressées aux jeunes du public ont été repris en ch?ur par l'assistance. "Lyoum sfat leghyoum, ennas s'hat mennoum. Chabiba aâqoulha kabret ou s'ghorha maydoum, Chabiba rahi aâwlet, el goddam haba tkoun ! Arrêtez de nous sous-estimer, y en a marre", proclamait le chanteur sous les youyous et applaudissements des présents. Autre message à la jeunesse algérienne, le morceau Zahri welli, qu'il dédie "aux jeunes malchanceux, qui veulent réaliser leurs rêves malgré les obstacles".
Les spectateurs ne se font pas prier pour réinvestir la piste, ou plutôt le petit couloir central qui se révélera trop exigu pour absorber le flux de spectateurs à la recherche du moindre recoin pour se déhancher.
Certains resteront dans les rangées, profitant nonchalamment des mélodies venant de l'orchestre. Les enfants se prêtent au jeu également, en sautillant et en se dandinant sous le regard amusé des parents et des proches.
À noter enfin qu'une minute de silence a été observée par les spectateurs et le groupe El-Dey, à la mémoire des victimes du stade du 20-août-1955, survenu le soir du 22 août.

Yasmine Azzouz
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