Alger - A la une

"Faire davantage pression sur le système à la rentrée sociale"



L'avocat et militant des droits de l'Homme, Mokrane Aït Larbi, a appelé les Algériens à la poursuite du mouvement populaire et à faire davantage pression à la prochaine rentrée sociale, afin d'obtenir le changement du système par des moyens pacifiques."Après le 26e vendredi de la révolution populaire pacifique et les dizaines de millions d'Algériens et d'Algériennes qui sont sortis dans les rues d'Alger et de toutes les autres villes algériennes, les autorités continuent d'ignorer les demandes claires de la population, en particulier le changement du système et la construction d'une nouvelle Algérie avec de nouvelles figures", a écrit Me Aït Larbi dans un post sur sa page Facebook.
Pour lui, à la veille de la rentrée sociale, "la révolution populaire pacifique devrait se poursuivre et faire davantage pression, en particulier à partir du 6 septembre". Il a argué que "sans cette révolution, le système restera en place, entraînant de nouvelles crises difficiles à maîtriser". Me Mokrane Aït Larbi a également insisté sur la libération des détenus d'opinion "le plus tôt possible et sans aucune condition".
Pour Me Aït Larbi, si "le peuple est uni", il convient, aussi, d'"unifier toutes les forces politiques souhaitant construire la nouvelle Algérie, une Algérie des libertés, des droits, de la justice sociale et de l'égalité entre hommes et femmes".
"Cela nécessite, également, que les partis, associations, syndicats et personnalités, qui souhaitent atteindre ces objectifs, se rencontrent pour élaborer une charte des droits et libertés comme garantie pour l'exercice de nos droits et pour jouir de nos libertés sans l'autorisation du pouvoir", a estimé l'avocat pour qui cette charte doit être "au c?ur" de la Constitution, "pour être contraignante pour la majorité présidentielle et/ou parlementaire indépendamment des programmes gouvernementaux".
Cependant, considère-t-il, "sont exclus de cette rencontre et de toute autre initiative, les dirigeants des partis de l'allégeance et des organisations de masse qui restent du parti unique, ainsi que les personnalités impliquées dans la corruption financière et politique, qui sont considérés comme une partie de la crise et non pas la solution".

A. R.
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