Algérienne installée en Angleterre depuis plus de 13 ans, Rachida souhaite donner une image positive de l'Algérie dans son pays d'accueil à travers l'andalou. Entretien.Petite présentation de Rachida...
Je me suis installée à Londres en 1999 pour poursuivre des études universitaires. Je travaille actuellement dans le secteur des finances à la City de Londres.
- Depuis quand avez-vous commencé à pratiquer la musique andalouse '
Mon aventure avec la musique andalouse remonte à mes années d'enfance, à Hassi Messaoud, où on apprenait le chant andalou les lundis après-midi au vieux cinéma de la ville. Notre enseignant était le défunt Mostfa Yannas «Allah yerahmou». A Londres, j'ai repris la musique en 2007. J'ai rencontré des musiciens algériens, comme Yazid Fentazi et Karim Dellali. Ils font partie du groupe «Fentazia». C'était l'un des rares groupes composé d'Algériens à Londres. J'ai commencé à chanter avec eux. C'était plutôt un genre métissé, une fusion entre l'andalou et le jazz. En 2010, j'ai adhéré à la première association consacrée uniquement au chant andalou: l'association El Andalus Caravan. Le chef d'orchestre est Tewfik Ouagueni. Il est disciple des écoles «Soundoussia» et «El Ankaouia» d'Alger.
- Quel genre d'andalou maîtrisez-vous '
La sanâa d'Alger. Aussi, je me retrouve plus dans le mode zidane et mezmoum. D'autre part, je suis soliste : Mezzo Soprano.
- Le style andalou est-il connu en Angleterre '
Faire connaître la musique andalouse au Royaume-Uni, pas seulement en Angleterre, est notre objectif, car elle n'est pas connue. C'est aussi pour représenter l'Algérie sous un angle positif. Nous voulons proposer à un large public le patrimoine immatériel et millénaire de l'Afrique du Nord. Lors de nos présentations, les gens restent fascinés par les instruments médiévaux. Ils sont admiratifs des voix et des tenues traditionnelles. Mais généralement, les gens s'attendent à des styles plus dansants. J'ajouterais que la musique algérienne est très appréciée ici. Il y a beaucoup de musiciens algériens actifs sur la scène musicale londonienne. Ils représentent bien l'Algérie et son patrimoine musical dans toute sa diversité.
- Des projets'.
J'ai récemment formé un trio : «El Maya». Je suis vocaliste et je joue de la mondoline, Samir Nacer s'occupe de la percussion et notre ami Reda au mondole. Nous répercutons un répertoire andalou léger, comme des «inkilabat», «insirafat» et pleins de «mkhilssat».
- Vos souhaits'.
Cette musique doit se perpétuer. Nous avons le devoir de la transmettre aux générations suivantes, comme l'ont fait nos aïeux. Que ce soit en Algérie ou dans le monde. La musique est universelle, surtout lorsqu'il s'agit de l'andalou, une musique noble. Exercer cette musique apaise notre «nostalgerie».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mehdi Bsikri
Source : www.elwatan.com