Les fonctionnaires des APC ont observé plusieurs grèves pour exiger la satisfaction de leurs revendications, a indiqué hier un employé de l'APC de Sidi M'hamed à Alger. Il a ajouté que les fonctionnaires exigent des responsables locaux de leur verser les rappels de leurs salaires et les primes de rendement engendrées par l'application du nouveau statut de cette catégorie de personnels et du régime indemnitaire depuis le 1er janvier 2008.
Ils estiment qu'ils sont les derniers à ne pas avoir bénéficié d'au moins la première tranche de ce pécule, imputant ce retard au trésorier de la commune. Ils réclament l'élaboration d'un statut particulier, le droit de se constituer en syndicat, la promulgation du régime indemnitaire ainsi que l'abrogation de l'article 87 bis de la loi 90-11 relatif aux relations de travail qui empêche toute augmentation du Snmg. Le maintien de la retraite sans condition d'âge est également une de leurs revendications. Notons qu'aucune décision n'a été prise durant la grève.
Ainsi, hier, pratiquement la majorité des bureaux étaient ouverts. En effet, lors d'une tournée effectuée hier au niveau de certaines APC, notamment Chéraga, Hussein Dey et Alger-Centre, on a remarqué que la grève des communaux n'a pas eu un grand succès puisqu'une bonne partie des guichets étaient ouverts. Toutes les protestations qui se sont déroulées durant le premier trimestre n'ont pas abouti sur le terrain, a-t-on indiqué. De son côté, le conseil national du secteur des collectivités locales a dénoncé la pression et les menaces des pouvoirs publics.
Et d'ajouter que pas moins de 5000 travailleurs représentant quelque 1541 communes au niveau national ont exprimé à maintes reprises leur ras-le-bol quant à la dégradation de leur situation socioprofessionnelle, précisant que durant les journées de grève, plusieurs APC ont répondu positivement et ont été paralysées. Le porte-parole a affirmé que «la grève a été suivie massivement. Actuellement, les APC ont repris le travail d'une façon ordinaire en attendant la réaction des autorités».
Il est à noter en outre que l'APC de Kouba n'a mentionné aucun mouvement en relation avec la grève. A ce sujet, la même source a précisé que «la wilaya d'Alger a enregistré un faible taux de suivi de la grève» et dénoncé que «l'administration a fait pression sur les travailleurs et les a menacés de licenciement en cas de grève». Et d'ajouter que c'est au niveau des autres wilayas du pays, notamment à Tizi Ouzou,
que le taux de suivi était le plus élevé. Le porte-parole a indiqué que les pouvoirs publics révèlent que «l'administration chargée des préparatifs du scrutin doit faire preuve de transparence dans l'accomplissement de sa mission, affirmant que ses services ont souligné à maintes reprises la nécessité pour les agents communaux, les walis et les responsables locaux d'agir en toute neutralité». Ce qui explique que le plus important actuellement, ce sont les législatives, et non la situation des employés des APC.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Manal C
Source : www.letempsdz.com