Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, a critiqué samedi la dernière composante du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui a été dissoute récemment, affirmant que toutes ses décisions auraient dû être "cassées" dans la forme.
"Je tiens à préciser que c'est la FAF qui a proposé de dissoudre la composante du TAS et non pas moi, et cela sur des bases juridiques comme cela se passe partout dans le monde. Pour votre information, toutes les décisions du TAS auraient dû être cassées dans la forme, mais j'ai dû me taire par respect à mon pays", a déclaré le premier responsable de la FAF lors d'un point de presse tenu au centre technique national de Sidi Moussa (Alger).
Pour M. Raouraoua, le TAS devait "confirmer ou infirmer les décisions prises, pas plus" mais le désormais ex-président du Tribunal arbitral du sport, "jugeait tout, alors qu'il n'était même pas juge".
"Me Benbelkacem ne connaît rien au sport et aux règlements des tribunaux. Nous avons été conciliants jusqu'à un point x", a ajouté le président de l'instance fédérale selon qui, il y a encore "70 affaires en suspens" chez le TAS depuis plus de 2 ans.
Le 2 décembre dernier, Me Benbelkacem avait tenu une conférence de presse dans laquelle il s'était élevé contre la décision de dissoudre la composante de l'instance qu'il dirigeait, la qualifiant de "complot immoral".
"Le TAS dérange. Certaines fédérations veulent être au dessus des lois de la République. Nos décisions n'ont pas été du goût de quelques responsables qui ont manigancé un complot immoral contre l'instance que je préside", avait-il déploré.
Sur proposition du représentant de la FAF, 67 membres de l'assemblée générale du Comité olympique algérien (COA) avaient voté dernièrement en faveur de la dissolution du premier organe juridique du sport en Algérie, contre 2 votes contre et 8 abstentions.
La FAF reprochait au TAS d'avoir "outrepassé ses prérogatives" et les décisions rendues, ainsi que le non-respect des délais de requêtes.
Installée le 5 juin 2010, l'ancienne composante du TAS qui a commencé à fonctionner en septembre de la même année, a enregistré 73 affaires en 2010, 100 affaires en 2011 et 112 depuis janvier 2012.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz