Au moment où le ministère de l'Education et celui du travail tentent de désamorcer la crise avec le Cnapeste, ce ne sont pas moins de cinq syndicats du secteur de l'éducation qui débrayent ce matin. Ils ne seront pas seuls sur le terrain de la contestation. Neuf autres syndicats, affiliés à l'intersyndicale de la Fonction publique prennent part à ce débrayage qui concerne la santé, l'enseignement supérieur et l'administration.Nawal Imés - Alger (Le Soir) - Pointés du doigt et accusés de ne pas respecter la législation en matière de droit du travail, les syndicats autonomes maintiennent intacte la pression sur l'exécutif. L'Intersyndicale de la Fonction publique, regroupant quatorze syndicats autonomes, maintient son appel à la grève générale en dépit des rappels à l'ordre du ministère du Travail. A ce dernier qui estime que la majorité des mouvements de grève ne sont pas conformes à ce que prévoit la législation, les syndicats autonomes répondent en mobilisant leurs troupes. Dans le secteur de l'éducation, le Snapest, le Cela, l'Unpef, le Snte, le Satef ont adhéré à l'initiative de l'Intersyndicale de la Fonction publique. Une action qu'ils justifient par les nombreuses atteintes aux libertés syndicales. Ils dénoncent «les conditions dans lesquelles se retrouvent les travailleurs du secteur de l'éducation» et réclament entre autres «un système d'indemnisation plus attractif», une «revalorisation des heures supplémentaires» et la révision du statut particulier du personnel de l'éducation.
Une action de protestation qui vient encore compliquer la donne puisque le bras de fer entre le Cnapeste et la tutelle ne trouve toujours pas son épilogue. Après les tentatives de dialogue, les rappels à l'ordre, les ponctions sur salaires puis la radiation des enseignants grévistes, la situation ne connaît aucune évolution. Face au ministère de l'Education qui exige l'arrêt de la grève, le Cnapeste campe sur ses positions. Dernière initiative en date, l'intervention du ministre du Travail dans le conflit. Il rencontrait lundi les responsables du Cnapeste pour leur rappeler la législation en matière de conflits du travail et leur dire que les lignes rouges avaient été franchies. Un discours sans conséquence sur la décision du syndicat autonome.
Le reste des syndicats autonomes adoptent la même attitude. Non seulement, ils adhèrent à l'action de l'Intersyndicale de la Fonction publique mais ils comptent également mener une action commune qui ne concernera que le secteur de l'éducation les 20 et 21 février prochains. Le secteur de l'éducation n'est pas le seul à être en ébullition. Celui de la santé ne connaît pas de répit non plus. Il sera concerné par le débrayage d'aujourd'hui. Idem pour l'administration.
Une démonstration de force qui, dans le secteur de l'éducation, sera suivie par un autre mouvement prévu pour la semaine prochaine. En effet, le Snapest, le Cela, l'Unpef, le SNTE, le Satef ont pris option pour une grève de deux jours pour interpeller la tutelle au sujet de ce qu'ils considèrent comme des dossiers toujours en suspens.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N I
Source : www.lesoirdalgerie.com