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Face au manque d'infrastructures touristiques en Algérie



Face au manque d'infrastructures touristiques en Algérie
En marge du Salon international du tourisme et des voyages (Sitev 2012), qui se déroule actuellement au Palais des expositions des Pins maritimes, le ministère du Tourisme et de l'Artisanat a organisé jeudi une rencontre en faveur du développement du 'tourisme vert'.
'La priorité des priorités va vers la recherche des voies et moyens pour permettre au maximum d'Algériens de connaître leur pays et de profiter de ce qu'il offre comme merveilles', soutient d'emblée Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme et de l'Artisanat, estimant à l'occasion que 'cela ne nous empêche pas de prendre en considération les défis futurs', confirmant ainsi une totale adhésion aux tendances mondiales prêchées par l'Organisation mondiale du tourisme en général et de façon plus particulière celles de la Ligue arabe. 'Pas moins de 700 projets sont en cours de réalisation et viendront renforcer les capacités d'accueil d'environ 93 000 lits', a indiqué le ministre pour dire que bien des efforts sont fournis pour améliorer la situation actuelle qui souffre d'un déficit flagrant en la matière.
La conséquence n'est autre que des prestations de mauvaise qualité et des tarifs surestimés qui ne font que faire fuir les Algériens vers d'autres pays, notamment la Tunisie.
Les formules d'hébergement chez l'habitant, en l'occurrence les maisons d'hôte ou les gîtes, existent en Algérie mais de manière très timide dans la mesure où elles ne bénéficient d'aucune législation claire en la matière. Il y a eu pourtant auparavant des tentatives pour encourager ce procédé, mais sans succès.
Smaïl Mimoune revient à la charge et soumet au ministère de l'Intérieur une circulaire pour légaliser une activité touristique qui a toute sa raison d'être.
Ces formules existent dans tous les pays du monde et ont montré leur efficacité, notamment dans des régions enclavées et là où l'on n'a pas forcément envie de développer un tourisme de masse.
C'est d'ailleurs une formule très économique pour les petits budgets et qui irait bien pour les destinations sahariennes et pourquoi pas au niveau national en attendant l'aboutissement des projets prévus. C'est aussi une formule idoine pour des régions qui ont un cachet architectural spécifique et qui ne supporteraient pas d'être défigurées.
C'est aussi un bon moyen de créer de l'emploi, de développer l'artisanat, de promouvoir la cuisine locale sans que cela ne nécessite un investissement.
Et c'est aussi et surtout l'opportunité de réconcilier l'Algérien avec les touristes étrangers qu'il a pratiquement perdus de vue depuis les années 70.
N. S.


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