Alger - Revue de Presse

Exploitation des enfants



Plus de 6.500 mineurs travaillent à Oran Les trois mois d’été sont pour la plupart des familles synonymes de vacances et, pour d’autres, une période de préparation de la prochaine rentrée scolaire et il faut travailler dur pour pouvoir acheter les fournitures scolaires à leurs enfants. Pour ces pauvres familles, cette période leur permet de réfléchir à la manière de récolter l’argent nécessaire à la couverture des besoins de leurs progénitures en matière surtout de trousseaux scolaires. Pour beaucoup, et pour que ces derniers puissent rejoindre l’école et se procurer les fournitures nécessaires, ils doivent nécessairement se mettre au travail. La triste réalité prouve que des enfants sont exposés ainsi continuellement à l’exploitation, malgré la loi interdisant leur emploi. Un responsable de l’Association pour la protection des droits de l’enfant confirme cet état de fait en soutenant que «la réalité dément formellement ce qui est avancé par les différents responsables dont le souci est d’éviter d’offusquer l’opinion publique».Selon un décompte effectué par cette association, plus de 6.500 enfants, âgés tout au plus de 15 ans, sont exploités et travaillent pour les gros bonnets et 62% sont des enfants scolarisés. Ce chiffre serait en nette augmentation durant la saison estivale car, pour eux, les mois de juin, juillet et août sont une opportunité pour gagner le maximum d’argent. Que font-ils comme travail? Tout le monde voit dans la rue ces enfants, devant les feux rouges, en train de vendre du chewing-gum, des sachets dans les grands marchés, faire du porte à porte pour écouler des vêtements ou «récolter» du pain rassis, «Hamalines» chez les grossistes ou pour les femmes âgées dans les marchés, etc. La même source explique que cette exploitation des enfants a d’énormes conséquences sur la vie de ces innocents. La plus importante serait celle de quitter l’école, car ils apprennent très tôt à manipuler l’argent au point de croire que «l’école n’en rapporte guère». D’un autre côté, les mauvaises rencontres (avec les drogués et autres voyous) leur font perdre les bonnes manières et provoquent indéniablement une baisse du niveau intellectuel. Qui les pousse à aller travailler? «Pour ne pas en dire long, il n’y a que les parents qui puissent les obliger à aller chercher du travail et bosser pour pouvoir se procurer des fournitures scolaires et de la bouffe», dira le même responsable. C’est en ce sens que l’Association pour la protection des droits de l’enfant, en collaboration avec le ministère de la Solidarité nationale, la direction des œuvres sociales, le Croissant rouge algérien et d’autres autorités sont à effectuer des opérations de sensibilisation pour la lutte contre ce fléau, en procédant parallèlement au listing de ces enfants pour les faire bénéficier des trousseaux scolaires.   Y. Anas
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)