Protestation - Les travailleurs de l'ex-Entreprise de distribution des galeries d'Alger (EDGA), licenciés «abusivement» par le DG des quarante-huit unités, réclament leur indemnisation.
2 800 travailleurs limogés «subitement» en 1997 ont interpellé, hier, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour le règlement de ce problème qui dure depuis plus d'une quinzaine d'années.
Ils réclament «l'application de la législation régissant la dissolution des entreprises», pour pouvoir bénéficier des indemnisations accordées aux travailleurs dans de pareils cas. Rencontrés lors de leur énième rassemblement tenu au siège national de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), ces travailleurs ont indiqué n'avoir bénéficié d'aucune indemnisation à ce jour, malgré les multiples actions entreprises notamment des correspondances adressées aux responsables et différents chefs de gouvernement qui se sont succédé depuis, ainsi qu'à la commission pour la promotion et la défense des droits de l'homme. «La décision de l'arrêt du travail devait être prise par le liquidateur et non pas par le DG», a déploré, hier, le porte- parole du syndicat, Mohamed Hamadou, qui ajoute que «cette décision a été prise sans préavis ni rassemblement des travailleurs comme prévu par la loi».
«Tous les travailleurs qui activaient dans les sociétés qui ont été fermées à cette époque, c'est-à-dire au temps de l'ex-chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, ont été indemnisés, nous sommes, les seuls à ne l'avoir pas été», s'indigne le même syndicat.
Pis, dira-t-il : «Les travailleurs qui percevraient un maigre salaire n'ont même pas le droit de bénéficier d'une allocation de la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), car notre entreprise ne versait pas de cotisations à cette caisse».
En résumé, il dira que suite à la fermeture des 48 unités des galeries d'Alger, les travailleurs n'ont bénéficié ni d'indemnisation, ni d'allocation chômage, ni d'une réintégration dans d'autres entreprises économiques.
Il a encore rappelé que cette entreprise n'était pas éligible à la liquidation ou à la dissolution, car ce n'est pas une entreprise locale ou de wilaya. L'EDGA, indiquent ses anciens travailleurs, ne devait pas être dissoute, mais bénéficier d'un assainissement de sa situation financière car elle n'était pas autonome et était sous la tutelle du ministère du Commerce.
La plupart des travailleurs licenciés n'ont pas réussi à trouver du travail car ils avaient en moyenne, à cette époque déjà, plus de 40 ans. Aujourd'hui, la plupart d'entre eux sont à l'âge de retraite mais ils ne peuvent pas aspirer à une retraite décente. «je perçois une pension de 14 000 DA après 26 ans de service», s'indigne M. Hamadou.
Nombre de monoprix sont abandonnés ou fermés, à l'image de ceux de la rue Didouche-Mourad, Larbi-Ben M'Hidi à Alger-Centre, Tripoli à Hussein Dey ainsi qu'à Baraki et Sidi Moussa.
Pourtant, rappellent-ils, le président de la République avait décidé le 17 novembre 2003, à l'issue du Conseil des ministres, l'affectation prioritaire des locaux fermés des asswak el fellah et ex-galeries au profit des jeunes promoteurs. Certaines galeries, sont transformées en magasin, en siège de CASNOS comme ceux de Birkhadem et de Bab El-Oued, en banque au boulevard du Colonel Amirouche, mais certains, situés dans les grandes artères, sont cédés aux opérateurs privés, déplorent ces travailleurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samia Lounes
Source : www.infosoir.com