«Quelques semaines après notre déménagement vers notre nouvelle maison, l’APC nous a envoyé une décision de démolition», a indiqué, amère, Mme Zahra K.«Après tant de sacrifices pour construire un F3 avec nos propres moyens, on nous dit qu’on va tout simplement mettre en éclats notre demeure», a-t-elle ajouté.
L’affaire remonte à 1982, lorsque cette directrice de l’école Les Frères Saâd Allah a bénéficié d’un chalet comme logement de fonction. En 2001, les logements de fonction ont été cédés à leurs locataires. «En 2004, l’école en question a été reconstruite. J’ai demandé donc, en vain, à ce que mon chalet le soit aussi. Les responsables de la commune m’ont affirmé que je n’y ouvrais pas droit, puisqu’on m’a cédé la maison préfabriquée et son petit espace vert en date du 31 décembre 2001», affirme notre interlocutrice, éplorée.
Suite à cela, insiste-t-elle, la famille a frappé à toutes les portes pour avoir un logement décent, surtout qu’habiter dans un chalet s’est avéré dangereux pour la santé avec l’existence de l’amiante. «On a postulé pour toutes les formules de logements sociaux et même pour la location-vente, sans avoir aucune réponse favorable. Donc, nous avons décidé de mettre toutes nos économies pour nous offrir un toit décent», a indiqué l’opposante à la décision de démolition.
L’APC des Eucalyptus reproche à cette famille le squat de l’espace vert pour y construire sa maison. Une accusation réfutée par Mme Zahra K. qui précise : «L’espace vert est notre propriété, puisqu’il fait partie du périmètre total du chalet, et défini légalement par l’APC elle-même. Nous avons bâti sur cet espace, car on ne peut pas démolir le chalet et rester dehors en attendant la construction de notre maison. Mais il reste que l’espace vert peut être récupéré après la disparition du chalet», précise-t-elle. «Nous pensions bien faire en construisant nous-mêmes et allégeant quelque part une charge d’un logement de l’Etat. Apparemment, nous avons eu tort. Cette décision met en péril mon avenir et celui de ma famille. Nous avons misé tout notre argent sur cette maison. Nous en appelons à la mansuétude du président de la République, du wali délégué et du wali d’Alger. Sauvez nous !», lance Rabah, garçon unique de la famille.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Samir Ghezlaoui
Source : www.elwatan.com