Les quelques 2500 travailleurs que comptent l'Etablissement public de Transport Urbain et Suburbain d'Alger (ETUSA) reprennent ce mercredi le travail après deux jours de protestations qui ont engendré une forte perturbation sur le service des transports à Alger.
Cela malgré que certaines des revendications exprimées par les travailleurs de cette entreprise restent encore sans réponse. Le retour à la grève n'est donc pas écarté.
Jusqu'aux environs 13h de ce mercredi, ces travailleurs assiégeaient encore la centrale syndicale et n'ont daigné quitter les lieux qu'après confirmation de leurs acquis de la part du secrétaire générale de l'Union générale des travailleurs algériens (Ugta), M.Sidi Said.
Les travailleurs que nous avons abordés sur les lieux se sont dits réjouis notamment de la suspension de M. Boutebba, secrétaire général du syndicat d'entreprise. «2000 travailleurs ont signé pour le départ de M.Boutebba. C'est là une véritable victoire pour nous car après avoir mis à la porte cet homme injuste nous pourrions aller de l'avant sur l'ensemble de nos revendications », nous dit un receveur sur un ton de joie.
Aussi, les travailleurs de cette entreprise ont bénéficié d'une augmentation de 2250 DA sur le salaire de base. Etant de 12 000 DA, ce dernier sera porté à 14 250, une augmentation qui demeure loin des attentes des travailleurs lesquels réclament un salaire de base de 18 000 DA.
Il demeure que les modalités de la mise en application de ces décisions, la nature des augmentations sur les primes, la titularisation des contractuels et le sort des chauffeurs repris par Citram (la société algéro-française chargée de l'exploitation et de la maintenance du tramway), sont toujours en suspense.
Le renouement avec la contestation est envisageable si ces acquis ne sont pas réalisés mais aussi si la direction de l'entreprise entreprend des sanctions contre les participants à cette grève «illégale ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mina Adel
Source : www.elwatan.com