
Fait nouveau dans la grève que mènent les étudiants en ingénierie du transport de l'université des Frères Mentouri, depuis bientôt un mois, est que le blocus opéré dès le départ au niveau du bloc pédagogique de Zerzara pourrait être levé aujourd'hui dimanche 21 février. L'information nous a été communiquée, hier, par les représentants des étudiants grévistes qui ont affirmé qu'une majorité s'est dégagée en leur sein et est désormais acquise à cette idée. Mais, ajouteront nos interlocuteurs, la grève se poursuivra uniquement au niveau de leur département. « Du moment que nous avons pu rencontrer le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), mardi 16 février dernier à Alger, et que celui-ci s'est engagé devant notre délégation à prendre en charge notre dossier et le régler avec les secteurs concernés, a expliqué M. Abdelhak, le porte-parole des grévistes, nous avons pensé qu'il serait inutile et malvenu de continuer à interdire l'accès au bloc pédagogique de Zerzara pour les étudiants et les professeurs des autres disciplines qui sont enseignées dans ce bloc.Ce soir, annonce-t-il, nous allons nous rencontrer pour discuter de cette éventualité et la décision sera prise à la majorité simple. Mais, je le répète, la grande majorité des grévistes adhère à cette idée », a conclu notre interlocuteur en considérant que la décision de mettre une fin totale à leur grève reste conditionnée par l'obtention d'un engagement écrit du ministre quant au règlement de la question de la validité du diplôme de la filière transport par la fonction publique. Et c'est la question fondamentale à propos de laquelle les étudiants en ingénierie de transport sont en colère depuis des mois, usant d'une protesta avec les moyens qu'ils possèdent, car, de leur point de vue, elle conditionne leur avenir. Ces étudiants, rappelons-le, se sont mis en grève depuis le 23 janvier 2016 pour réclamer la reconnaissance de leur diplôme de fin d'études, notamment par la fonction publique. « Car, ont-ils expliqué, nous sommes en train de mener un cycle d'études de 5 ans dans cette spécialité et qui risque de nous conduire directement au chômage du moment que notre diplôme n'est reconnu nulle part par les organismes recruteurs ».Les grévistes ont reproché aux autorités universitaires locales d'avoir longtemps ignoré leur mouvement de grève et de ne pas tenir compte de leur revendication. Et c'est en désespoir de cause qu'ils ont décidé, le 15 février, d'envoyer une délégation d'une cinquantaine d'étudiants tenir un sit-in devant le MESRS.Et leur mouvement de revendication a abouti, le jour suivant, à la rencontre avec le ministre de tutelle, lequel est venu à leur rencontre, a écouté leurs doléances et a décidé de prendre personnellement en charge le règlement de leur cas. « Et aujourd'hui, disent ces étudiants, nous attendons qu'un document officiel écrit émanant du ministre, réitérant l'engagement qu'il avait pris devant nous, nous soit communiqué pour mettre totalement fin à la grève car celle-ci n'a que trop duré », ont-ils avoué à la fin.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com