Alger - Revue de Presse

Etats-Unis - Iran Nouvelles attaques de Bush contre Téhéran



Le président américain G.W.Bush a sorti les griffes dimanche, depuis Abou Dhabi où il est en visite d'Etat, contre le régime iranien, son éternelle «bête noire». Selon le président améri-cain, l'Iran «est le principal Etat à parrainer le terrorisme dans le monde», et dépense des centaines de millions pour financer les extrémistes de la planète, livre des armes aux Talibans et aux extrémistes chiites en Irak. Les griefs de Washington contre l'Iran ne s'arrêtent pas là. C'est, en fait, une sorte d'avant-première que le président américain veut orchestrer dans le schéma global d'une éventuelle agression armée et concertée contre l'Iran, un pays par ailleurs souverain. Téhéran dérange, d'autant que le régime des Mollahs n'a jamais caché son inimitié pour Israël, un Etat déstabilisateur de la région et que les Américains, sous la puissance du lobby juif, veulent protéger contre la menace potentielle que représente l'Iran. Et, dans ce registre, Bush n'a qu'à inventorier les menaces que représente l'Iran pour la région et le monde : il intimide ses voisins par ses ativités balistiques, il défie les Nations unies, et déstabilise la région, les agissements de l'Iran représentent partout une menace pour la sécurité des nations. Un discours diffusé depuis une capitale arabe qui, étrangement, commerce énormément avec Téhéran. La sortie de Bush paraît, en fait, s'inscrire dans la vieille logique de la politique moyen-orientale de Washington qui a toujours classé l'Iran parmi ses plus virulents adversaires, sinon ses ennemis invétérés. Les démêlées militaires et diplomatiques entre Washington et Téhéran ne datent pas d'aujourd'hui, mais depuis le début de la fin de la guerre froide. L'affaire des otages américains libérés en Algérie dans les années 80, les escarmouches militaires dans le détroit d'Ormuz et les innombrables cas de tension extrême entre les deux pays, allant jusqu'à l'ultime seconde d'une guerre, ne manquent pas dans le dossier explosif des relations entre les deux pays. Or, la tension actuellement est encore plus aiguë entre les deux pays, d'autant que l'invasion de l'Irak par Washington n'a fait que ranimer de vieilles rancoeurs que ne sauraient faire oublier le scandale de l'«Irangate». D'autant que pour l'équipe de Bush, l'Iran après l'Irak de Saddam Hussein représente une menace pour la sécurité internationale du fait de sa volonté de fabriquer une bombe atomique. Un épouvantail agité à chaque période de tension entre les deux pays par les Américains, alors même que les efforts de Washington de noircir ce tableau sont battus en brèche par les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'agence a annoncé, depuis son siège à Vienne, qu'elle s'était mise d'accord avec les autorités iraniennes sur un délai de quatre semaines pour résoudre tous les problèmes en suspens sur son programme nucléaire. Une décision prise entre l'agence et les autorités iraniennes qui aurait été mal perçue par les Américains qui voulaient que l'AIEA serre encore plus «les Iraniens sur leur programme nucléaire, notamment l'utilisation de centrifugeuses. Les Iraniens ont, en outre, apparemment gagné leur bras de fer avec la marine américaine dans le détroit d'Ormuz et qui avait fait monter la tension ces derniers jours, au moment même de la visite du Président Bush dans la région. Une visite qu'il veut à tout prix exploiter pour autant rassurer les pays du Golfe et Israël sur la menace iranienne, que pour lancer des mises en gardes inquiétantes au régime iranien pour une éventuelle - ce que les experts militaires ne récussent pas - attaque surprise contre les installations stratégiques iraniennes. Un bras de fer qui est loin de connaître, en fait, son épilogue. Bien au contraire, il faudrait s'attendre après les années de boycott économique pendant la période Khomeyni, à ce que les relations entre les deux pays s'enveniment, même sporadiquement. Quelle que soit la couleur politique du locataire à la Maison Blanche.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)