Alger - A la une

Et une ola, une ! Fi khater la bonne main !



Quant un simple crayon à papier te fait peur, alors, la seule issue pour toi, c'est de te?? tailler !
Ola ! Oui, ola ! Je sens que la semaine et les jours qui suivront vont être « espagnols ». Il y a un petit air de flamenco qui flotte déjà au-dessus d'Alger. J'entendrais presque les bruits des chaînes et des menottes que l'on enlève des chevilles et des mains de Cervantès, captif de la « barbaresque ». Va ! Va l'écrivain, tu es enfin libre, car entre ton pays et le mien souffle un vent d'amitié furieusement hurlant depuis quelques heures. Et quand l'amitié siffle, siffle fort, ça me donne faim. J'ai une faim de loup ! Là, tout de suite, je pourrais dévorer coup sur coup du « Pulpo à la Gallega », du poulpe à la galicienne, des « gambas Ajillos », des crevettes à l'ail, du jambon ibérique et chorizo, des tortillas, apaiser mon palais brûlant avec du gaspacho et enfin éteindre tout ce feu de Dieu avec un succulent vin rouge, un Xérico des vignobles mythiques de la Rioja Alavesa. Ola ! Oui, Ola fi khater l'Espagne et tous les Espagnols ! Surtout fi khater Fernando Grande-Karlaska. Fernando Grande-Karlasca qui n'est pas joueur du Barça. Ni du Real. Ni d'aucune autre prestigieuse équipe de la Liga. Non ! Fernando Grande-Karlaska est ministre espagnol de l'Intérieur. Il était en visite chez nous ces dernières heures. Il y a commis cette déclaration : « L'Espagne appuie l'élection présidentielle du 12 décembre », précisant, dans la foulée, que « la situation actuelle en Algérie est une question interne ». Ola ! Remets-moi s'il te plaît une rasade de Xérico ! Sec ! Même pas frappé ! Je sens qu'on va me faire aimer Madrid bla djeddi dans les jours qui viennent. Mes rues vont retentir des notes mixées de Pablo Casals, Federico Garcia Lorca, Paco de Lucia et même de ce si gentil et si tendre Nilda Fernández, c'est dire la palette ! Ah ! La gratte espagnole ! Mumm la main espagnole sur une guitare, et même ailleurs ! Elle a beau être étrangère, cette main-là, je sens déjà qu'on l'aime. On l'aime jusqu'à en fumer du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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