
Une nouvelle étude internationale sur le gaz publiée par Carbon Tracker Initiative (carbontracker.org) au mois de juillet, révèle que 283 milliards de dollars de projets potentiels de gaz naturel liquéfié (GNL) pourraient s'avérer excédentaires en cas de scénario de faible demande. Dans le contexte de la transition vers une économie sobre en carbone, la demande de gaz pourrait encore croître jusqu'en 2040, contrairement à celle de charbon et de pétrole qui devrait atteindre un pic, puis baisser. Toutefois, si le monde doit respecter un budget carbone en mesure de limiter le réchauffement climatique à 2 °C, conformément à l'objectif défini par les Nations unies (accord contraignant lors de la conférence climat en décembre à Paris (CoP21)), les entreprises énergétiques devront bien choisir leurs projets gaziers. Il en va de même pour le scénario de faible demande examiné dans le cadre de ce rapport. Les auteurs de l'étude expliquent qu'au cours des dix prochaines années, 82 milliards de dollars de dépenses d'investissement potentielles dans des usines de GNL s'avéreront superflus au Canada, ce montant s'élevant à 71 milliards de dollars aux Etats-Unis et à 68 milliards de dollars en Australie selon le scénario de faible demande. La valeur des projets de GNL inutiles s'élève à 379 milliards de dollars à l'horizon 2035. C'est aussi bon à prendre en compte pour l'exploitation des reverses (ressources ') de schistes bitumeux dont le gaz non conventuel.R. S.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Said
Source : www.liberte-algerie.com