Alger - A la une

Estimations contradictoires du taux de suivi



Le mouvement de protestation piloté par le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (Cnapeste) s'est poursuivi hier, dans le cadre de sa grève cyclique enclenchée la semaine dernière. La mobilisation des enseignants variait en fonction des cycles et des établissements, mais aussi des wilayas. Les représentants du syndicat font état d'un large suivi ayant atteint les 70% à l'échelle nationale, tandis que le ministère de l'Education nationale affirme, de son côté, qu'il se situe à 2,8% seulement.Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - Une chose est certaine, le débrayage décrété par le Cnapeste a, d'une façon ou d'une autre, impacté le cours des activités au sein de quelques établissements scolaires. Les retours des enseignants relevant de différentes wilayas font part d'un suivi plutôt mitigé. Cela dépend des niveaux, d'après eux, en sachant que la base du Cnapeste est plus importante dans le secondaire.
Plusieurs lycées ont connu une paralysie partielle et presque totale pour le cas de ceux qui comptent un grand nombre d'enseignants affiliés au Cnapeste. Ce qui est le cas des établissements des villes de Bouira, Skikda, Tizi-Ouzou et Alger.
En ce qui concerne d'autres wilayas, particulièrement celles du Sud, la mobilisation s'est quelque peu essoufflée par rapport à la semaine dernière, soit les 2 et 3 novembre.
À Tlemcen, Constantine et Béjaïa, nos sources précisent, en revanche, que la contestation a repris de la vigueur, en signalant que des enseignants qui étaient jusque-là hésitants vis-à-vis de la démarche du syndicat ont fini par rejoindre la protesta. Les représentants du Cnapeste se félicitent, quant à eux, du suivi de la grève, jugeant que « les fonctionnaires de l'éducation ont compris que seule l'action paye ».
C'est aussi le message que veut adresser le Cnapeste à la tutelle qui poursuit sa politique « de l'autruche et qui ne daigne point répondre aux vraies préoccupations du personnel du secteur ».
Pour les syndicalistes qui relèvent de cette organisation syndicale, la « posture » du ministère est une preuve formelle de son « manque de volonté de trouver des compromis ». Ils se disent las d'avoir des réponses « symboliques » à des problématiques aussi sérieuses et réelles. « Nous en avons déduit que la seule langue que comprend la tutelle, c'est la langue de la grève », ont-ils appuyé.
Les chiffres du Cnapeste ont été par ailleurs contredits par la tutelle, dont la cellule de communication affirme que le taux de participation à la mi-journée était de 2,8%, tous paliers confondus.
Le fait de poursuivre la protestation démontre, selon eux, que les syndicalistes du Cnapeste demeurent attachés à leurs revendications socioprofessionnelles. Ils comptent, dans ce sens, poursuivre la contestation qui conduira sûrement à d'autres actions plus « radicales » dans les jours à venir, à l'instar du boycott administratif.
Les doléances du syndicat portent, pour rappel, sur l'amélioration du pouvoir d'achat et l'accès des enseignants au logement. Il invite également les autorités à se pencher sur les dossiers de la retraite et de la prime de zone des wilayas du Sud. Le Cnapeste réclame, également, l'application urgente du décret présidentiel 14-266 du 28 septembre 2014 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires avec effet rétroactif.
M. Z.
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