
Le cabinet de conseil, Ernst et Young Algérie a réalisé durant l'exercice 2012 un chiffre d'affaires de 250 millions de dinars, en hausse de 40% par rapport à 2011. C'est ce qu'a indiqué lundi dernier M. Philipe Ausseur, directeur associé du bureau d'Alger, lors de la présentation du bilan du cabinet. Le cabinet compte renforcer ses effectifs à partir de septembre prochain pour passer de 54 à 75 personnes. Il prévoit aussi une croissance de plus de 50% pour l'année prochaine, soit un chiffre d'affaires de 390 millions de dinars. Evoquant l'environnement économique algérien, les responsables d'Ernst et Young ont estimé que malgré une croissance positive, des contraintes freinent l'évolution des entreprises. Philipe Ausseur parle, particulièrement, de l'application des lois et des réglementations ainsi que «le manque de pragmatisme dans certains textes». L'autre contrainte soulevée par M. Ausseur a trait aux rémunérations des experts étrangers qui interviennent dans les séminaires organisés par le cabinet. Bien qu'il considère les résultats du cabinet satisfaisants, Ausseur reconnaît, par ailleurs, l'absence du secteur public dans le consulting. Plus précis, il estime que les entreprises publiques recourent rarement aux cabinets de conseil, mais reste optimiste et assure que la situation va s'inverser dans les prochaines années. «Le public commence à s'intéresser à l'audit et au conseil, c'est une question de temps», a-t-il dit. Pour le moment, le cabinet travaille beaucoup plus avec le secteur privé et les entreprises étrangères. Côté formation, les responsables d'Ernst et Young ont indiqué que des ressources importantes ont été engagées dans ce domaine. Pour l'exercice 2012, le cabinet a consacré 11% de son budget à ce créneau. Il prévoit d'ailleurs de recruter dans les grandes écoles algériennes pour contribuer au transfert du savoir-faire.
S. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Smail Boughazi
Source : www.latribune-online.com