Abdelkader Zoukh a annoncé plus de 30.000 unités, lot restant du programme des 84.000 logements dédiés, devant en principe venir à bout de l'habitat précaire mais aussi permettre de reloger les occupants des caves et terrasses d'immeubles.«Nous sommes en phase de préparation de la 25e opération de relogement destinée essentiellement à éradiquer les dernières poches de bidonvilles de la capitale», a indiqué le wali d'Alger en marge de sa visite, jeudi dernier, consacrée à la réhabilitation du vieux bâti. A cet égard, Abdelkader Zoukh a annoncé plus de 30.000 unités, lot restant du programme des 84.000 logements dédiés, devant en principe venir à bout de l'habitat précaire mais aussi permettre de reloger les occupants des caves et terrasses d'immeubles, comme il concerne le relogement des familles vivant dans l'exiguïté. Pour le wali, 2019 est une année charnière, non seulement en matière d'éradication des bidonvilles mais aussi à l'adresse des familles mal logées. Au volet rénovation du vieux bâti, il y a lieu de savoir, selon le commis de l'Etat, que 25% du parc immobilier de la wilaya d'Alger est en cours de réhabilitation, soit 95 immeubles sur 380 sites recensés. A la question du Temps d'Algérie de savoir pourquoi les opérations de réhabilitation sont plus présentes au niveau de l'hyper centre que dans les communes situées en extra muros, le wali a mis en devant l'importance du patrimoine à travers les immeubles datant de plus d'un siècle et restés longtemps sans entretien. «Les immeubles concernés représentent un patrimoine auquel on doit être attentif et lui donner l'importance et l'intérêt voulus. L'épicentre de la capitale mérite un traitement particulier, compte tenu de ce qu'il représente comme éléments d'architecture, de patrimoine et d'histoire, une raison essentielle motivante pour une prise en charge prioritaire», dira à ce sujet le wali, précisant toutefois que cela ne veut pas dire qu'il y a négligence envers les autres communes. Il y a juste des priorités et le programme de réhabilitation concerne les 57 collectivités de la wilaya, même si le constat montre des disparités claires dans ce domaine. Par ailleurs, un autre constat fait ressortir un manque de coordination entre les organismes en charge de réhabilitation. L'on remarque en effet que si les OPGI et la Régie Foncière de la wilaya d'Alger s'attellent actuellement dans les quartiers en donnant un lifting aux immeubles, d'autres à l'exemple de l'Aadl et de l'Enpi, ne bougent pas le petit doigt pour le minimum, ne serait-ce qu'un petit rafraîchissement des façades d'immeubles. Les sites relevant de la compétence de ces derniers organismes sont livrés à eux-mêmes. Pourtant, comme l'a relevé le wali d'Alger, les souscripteurs de ces formules participent en payant les charges mensuelles. «Je pense que le ministre de l'habitat est conscient du problème et qu'il a instruit ses collaborateurs pour la prise en charge de cette question», dira-t-il à ce sujet. C'est du moins l'espoir des locataires au bord de la résignation. Il n'empêche toutefois que les cités Aadl constituent des points noirs au milieu des quartiers ayant subi des opérations de réhabilitation inscrites dans le cadre du plan stratégique de développement de la capitale.
5424 milliards pour le vieux bâti
Il faut rappeler que l'enveloppe allouée à la réhabilitation du vieux bâti d'Alger est de 5424 milliards de centimes. La wilaya d'Alger qui suit ce chapitre de près a engagé 520 entreprises et 128 BET. Un créneau qui a permis la création de 12.000 emplois dont 1000 cadres ingénieurs et architectes, et près de 900 techniciens et techniciens supérieurs. Le wali d'Alger a souligné que la politique voulue par l'Etat dans ce cadre est de faire en sorte que les entreprises servent de lieux de formation.
Entendre par là l'astreinte faite aux entreprises d'engager les ingénieurs, architectes, TS et techniciens dès leur sortie de l'université ou des différents centres de formation professionnelle. En d'autres termes, les jeunes diplômés dans le domaine de la réhabilitation n'auront aucun souci pour leur avenir puisqu'ils seront, à l'issue de leurs études, directement intégrés dans les entreprises engagées. «Cela est inscrit dans le cahier des charges», explique le wali. Le chef de l'exécutif de la wilaya qui était sur les lieux des sites (immeubles) en rénovation a abordé également la question des ascenseurs en panne, précisant que l'opération touche 780 appareils hors d'usage. Une première tranche de 143 ascenseurs est retenue, dont 64 sont remis en état. Certains de ces ascenseurs ont, compte tenu de leur vétusté, été entièrement refaits. Il faut, rappelle le wali, considérer que les réparations restent tributaires de l'importation des pièces de rechange. Revenant sur le volet réhabilitation de la Casbah d'Alger, il fera savoir toute la volonté de la wilaya pour mener cette mission dans les meilleures conditions possibles, tout en confirmant l'installation dans ses fonctions de conseiller de l'architecte de renommée internationale Jean Nouvel. «Pour le moment, dira-t-il, cet expert est en phase de collecter toutes les informations nécessaires. De par son expérience non négligeable, nous sommes persuadés qu'il apportera beaucoup à la réhabilitation de la Casbah».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Fares
Source : www.letempsdz.com