L’UE veut intensifier sa coopération avec l’Algérie
L’Union européenne, par la voix de sa présidence tournante, réitère à l’Algérie sa disponibilité à lutter contre le phénomène du terrorisme.
C’est d’ailleurs l’un des principaux sujets de discussion hier entre le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre portugais et président du Conseil européen, José Socratès, en visite officielle en Algérie. Les deux hommes ont eu un long tête-à-tête à la présidence de la République. Dans ses déclarations à la presse, le Premier ministre du Portugal a souligné: «Au nom de l’UE et du Portugal, je voudrais dire que nous sommes disposés à apporter toute notre coopération et tout ce qui est nécessaire pour lutter contre cette barbarie.» A l’issue de l’entretien avec le président de la République, l’hôte d’Alger a indiqué être venu «en qualité de président de l’UE pour exprimer (sa) solidarité avec le peuple, les autorités et le président algériens, et exprimer la condamnation très ferme et très vive des deux attentats dont a souffert le peuple algérien».
Cette déclaration est en soi un soutien indéfectible de l’UE et du Portugal à Bouteflika. La présidence portugaise de l’Union européenne a indiqué, quelques heures après les attentats d’Alger, vouloir «aider l’Algérie à arriver à une complète réconciliation» et «soutenir les efforts des autorités algériennes pour surmonter les souffrances terribles de ces dernières décennies». La déclaration n’est toutefois pas dénuée d’arrière-pensées.
En effet, on ne sait si, par «complète réconciliation», aux yeux de l’Europe, c’est la politique de réconciliation de Bouteflika qui est à renforcer ou à revoir. En tout état de cause, cette solidarité indéfectible s’inscrit dans le cadre de la globalisation de la lutte antiterroriste, exprimée le jour des attentats du 11 décembre, prouve si besoin est que le monde entier est touché par ce phénomène. L’Europe en premier car, depuis des années, Al-Qaïda n’a cessé de menacer le continent de destruction.
Plusieurs attentats terroristes y ont été d’ailleurs perpétrés. Toutefois, l’Europe conditionne sa collaboration au respect des droits de l’homme. Un point réitéré à plusieurs reprises par les responsables européens. Une condition qui n’a pas été réitérée hier par le responsable portugais.
En matière de coopération, selon le coordinateur de la lutte contre le terrorisme de l’UE, M. Gilles de Kerchove, l’UE s’engage avec tous les pays à lutter contre ce phénomène. Il s’agit d’identifier en amont les menaces qui pèsent sur la sécurité du continent.
«Notre réponse consiste aussi au renforcement du consensus international contre le terrorisme dans le cadre des Nations Unies, mais aussi avec nos partenaires non-européens, par exemple les Etats-Unis ou les pays du Maghreb. L’UE met en oeuvre des projets destinés à aider les pays tiers à s’attaquer aux facteurs susceptibles de faciliter la radicalisation et le recrutement de terroristes (partenariat euro-méditerranéen, Balkans occidentaux, coopération avec l’Algérie et le Maroc). La coopération en matière de lutte contre le terrorisme est intégrée dans les accords externes de l’Union», a indiqué ce responsable. Il a, par ailleurs, assuré dans un entretien que l’Europe, depuis 2004, a pris des initiatives visant à renforcer les capacités de lutte contre le terrorisme de l’Algérie et d’autres pays.
Tahar A.O.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com