Le commerce informel n'est pas une spécificité algérienne. Tous les pays du tiers monde en souffrent, mais pas uniquement puisqu'il est pratiqué dans les pays dits développés, mais à de faibles proportions.
Le commerce informel est avec le marché du travail au noir un réel dilemme pour tous les gouvernements, étant donné qu'il est facteur de création de richesses et de paix sociale, et dans le même temps un véritable poison économique, indépendamment des nuisances qu'il génère au c'ur des cités. C'est pourquoi cette question d'éradication ou de légalisation devrait être très rapidement trachée selon des statistiques fiables réalisées par des organismes spécialisées indépendants, et surtout connaissant parfaitement les structures régissant la microéconomie et les opportunités nationales en matière d'offre d'emploi. L'éradication du commerce informel a toujours été une préoccupation majeure pour les autorités. Cependant, celles-ci n'ont pas trouvé outre la répression les leviers nécessaires pour que ce secteur névralgique puisse se mettre au service de la collectivité, puisque par le passé le wali d'Alger et le ministère du Commerce avaient pris un certain nombre de décisions visant à éradiquer le commerce informel, ou au moins le limiter à sa plus simple expression, principale-ment, dans les quartiers les plus envahis et les plus exposés au trading sauvage. Dans ce contexte, deux nouvelles lois réglementant un secteur longtemps livré à lui-même avaient vu le jour, avec justement l'objectif de lutter contre le fléau de la spéculation, et du coup préserver le pouvoir d'achat du consommateur. Ces deux dispositifs juridiques relatifs à la concurrence et aux pratiques commerciales visaient à «stabiliser les niveaux de prix des biens et services de première nécessité ou de large consommation». Ces deux lois qui ont déjà été adoptées par le Parlement et qui viennent d'être publiées au Journal officiel après avoir été promulguées s'appliquent aux activités de production, y compris agricole et d'élevage, à la distribution, dont l'importation de biens pour la revente en l'état, les mandataires, les maquignons et chevillards, l'artisanat et la pêche, ainsi qu'au commerce, qu'il soit exercé par des personnes morales publiques, associations ou par des corporations professionnelles, aux marchés publics. Les pouvoirs publics manifestent une volonté déterminée d'éradiquer certains comportements longtemps bannis des pratiques commerciales. Des efforts qui se sont notamment traduits par des amendements apportés à la loi de concurrence et la révision de la loi sur les pratiques commerciales et par la mobilisation des autorités locales dans une réelle guerre contre l'informel. Les marchés informels se trouvent aujourd'hui éliminés dans plusieurs régions de la capitale et ce, sur décision du wali d'Alger. Ainsi, les autorités locales viennent de joindre la dynamique de réorganisation du commerce. M. Mustapha Benbada, premier responsable du secteur, avait, à maintes reprises, souligné la nécessité d'accompagner les efforts de son département ministériel par une remise en état de l'activité commerciale et un effacement des espaces de vente informels qui pullulent dans les grandes villes. La lutte contre la spéculation n'est pas seulement l'affaire du département du Commerce mais celle aussi de plusieurs administrations directement ou indirectement interpellées par la question. Cette synergie commence, fort heureusement, à se concrétiser, au grand bonheur de consommateurs déchirés entre le souci d'une qualité de plus en plus contestée et un pouvoir d'achat en pleine érosion. Les deux nouvelles lois visent justement à lutter contre le fléau de la spéculation et du coup préserver le pouvoir d'achat du consommateur. Ces deux dispositifs juridiques relatifs à la concurrence et aux pratiques commerciales visent à « stabiliser les niveaux des prix des biens et services de première nécessité ou de large consommation». Pour ce qui est de la lutte contre l'informel, elle découle, sans conteste, de la situation devenue inacceptable du marché. Selon le FCE, «les revenus nets du secteur informel se situeraient entre 300 et 600 milliards de dinars (17% de l'ensemble des revenus primaires nets des ménages)». Ce montant correspond à 13% du PIB hors hydrocarbures. On évoque même une perte de recettes budgétaires et de recettes pour les organismes de sécurité sociale, estimées respectivement à 42 milliards de dinars pour l'IRG, 22 milliards de dinars pour la TVA et 120 milliards de dinars pour les prélèvements de sécurité sociale. Il est clair qu'une réorganisation de ce secteur est aujourd'hui de mise.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A K
Source : www.lnr-dz.com