L'éradication des
bidonvilles, a affirmé le wali de Constantine en marge de l'opération de
délocalisation des habitants de l'avenue de Roumanie en cours depuis dimanche
dernier, est actuellement une des priorités essentielles des pouvoirs publics :
plus d'un demi-million d'habitations précaires sont concernées à travers le
territoire national. Localement, il s'agit du démantèlement des 66 sites
d'habitat précaire répertoriés à l'intérieur de la ville et à sa périphérie.
Alors qu'à travers la wilaya, pas moins de 214 sites sont concernés. Un délai
de six mois a été fixé aux fins de réussir cette tâche, un échéancier qui court
donc jusqu'à la fin du mois d'octobre ou la mi-novembre 2010». De nombreux
responsables de la wilaya et de la commune parlent de «connivence très soutenue»
quant à l'implantation presque du jour au lendemain de «ces aires d'habitats
anarchiques érigés en matériaux aussi sommaires qu'hétéroclites». Des
sociologues spécialisés dans l'urbanisme, enseignants à l'université Mentouri,
préfèrent plutôt évoquer «l'indifférence des décideurs, qu'ils soient des
édiles ou des élus, qui a fait que la gourbisation de nos grandes villes
atteigne les pics alarmants que l'on constate, des dégâts qui remontent au
moins aux trois décennies précédentes».
L'on comptabilise à Constantine «près de
10.000 habitations précaires, presque autant qu'à Alger ou Oran, avec
lesquelles les autorités comptent en finir une fois pour toutes. Une fois les
terrains libérés, c'est une autre stratégie qui sera mise en place, celle d'une
mise à niveau radicale du milieu urbain». Dans l'optique des autorités, «il n'y
aura plus de zones de non-droit, des quartiers insalubres qui s'apparentent à
des ghettos. Il est temps que le paysage de la cité s'affranchisse de la
déconfiture ambiante en termes d'architecture et d'urbanisme», insiste-t-on.
Dans ce sillage, le wali chapeaute la cellule
de travail y afférente mise en place, composée d'architectes, d'urbanistes et
de paysagistes, mais insiste aussi «sur l'implication de la population, sans
laquelle rien de durable ne peut se faire». En parlant ainsi de «la phase 2
relative à l'établissement de la nouvelle carte sociale urbaine qui s'apprête à
rentrer en fonction dans la troisième ville d'Algérie».
Constantine, à l'instar de trois autres
villes qui sont Alger, Oran et Annaba, a été soumise il y a de cela deux ans à
un vaste relevé topométrique, topographique, cartographique et géodésique
effectué par satellite. Ceci concourra grandement à en assurer l'expansion, le
tout dans un cadre amélioré visant à se mettre davantage aux normes
universelles admises en la matière.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Nasser Foura
Source : www.lequotidien-oran.com