Indice - A quelques heures du départ vers l'Afrique du Sud, le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, a animé jeudi une conférence de presse au Centre technique national de football de Sidi Moussa.
Prévue à dix heures, la conférence de presse du sélectionneur national n'a débuté qu'à onze heures dix, soit après la séance d'entraînement et la zone mixte organisée pour interviewer les joueurs. Vahid Halilhodzic a débuté son intervention en souhaitant une bonne et heureuse année aux représentants de la presse et au peuple algérien, avant de rentrer dans le vif du sujet en lançant : «On vous fera la promesse de tout faire afin de représenter dignement le pays. On n'ira pas en touristes, mais avec beaucoup d'ambition pour essayer de réaliser les meilleurs résultats possibles». Et comme l'offensive, c'est l'apanage de Halilhodzic, celui-ci enchaîne : «A propos de l'objectif, j'ai beaucoup entendu là-dessus, mais est-ce que cette équipe est capable de passer le premier tour ' J'ai des incertitudes quant à la compétitivité et la forme de certains joueurs. Il y a ceux qui ont joué peu ou pas, il y a ceux qui étaient blessés ; du coup je ne peux compter sur tout le monde. Et puis, dans quel état nous serons le 22 janvier '» Et de poursuivre : «Mon objectif, c'est d'aller le plus loin possible. N'oubliez pas que nous étions dans le chapeau 3, mais il y a cet enthousiasme et cette motivation qui animent les joueurs. Voyez la Zambie, personne ne misait sur cette équipe, mais c'est elle qui a gagné. Toutefois, ce ne serait pas une surprise, si l'Algérie était éliminée dès le premier tour !». Il faut dire qu'avec cette entrée en matière, Halilhodzic plante le décor devant un parterre de journalistes venus en force pour prendre l'ultime température avant le départ pour l'Afrique du Sud. Le sélectionneur national aborde ensuite la préparation qu'il compte effectuer une fois à Rustenburg : «On va essayer de bien se préparer car la difficulté c'est d'adapter l'entraînement et de prendre les joueurs de manière spécifique. Prenez par exemple Guedioura, il a disputé quatre matchs récemment et on a dû le mettre au repos. Là bas, les terrains sont lourds, ce qui nécessitera une préparation physique adéquate et un dosage à la perfection, sans oublier la récupération pour jouer les trois matchs à fond». Malgré cela, les cas Mesbah, Lacen, Lemmouchia, Cadamuro et Soudani demeurent une énigme pour Halilhodzic et il ne s'en cache pas. «Je dois donc élever le niveau des joueurs au moins à 90 %. Croyez-moi, je n'ai jamais vécu une telle situation de ma vie, avec autant de blessures et de problèmes». S'agissant de tout ce qui a été dit sur son éventuel départ en cas de mauvais résultats, le patron des Verts rétorquera : «Je n'ai aucune pression. Je suis à 101 % pour gagner. Je déteste la défaite, et vous le savez». Le sélectionneur national a affirmé que le programme de préparation a été minutieusement arrêté jour après jour et que les deux matchs amicaux que son équipe disputera le 12 et le 17 de ce mois, suffiront pour essayer de remonter le seuil de chaque joueur. «Comme vous avez pu le remarquer, les joueurs ont couru aujourd'hui, et pour la première fois, avec des montres dont les mesures seront injectées dans un ordinateur, ce qui me permettra d'avoir les paramètres nécessaires pour personnaliser le travail physique de chacun».
L'alibi
«Djebbour est moins efficace en équipe nationale»
«Certains ont polémiqué sur le cas Djebbour. Mais comme je l'ai déjà dit, le fait qu'il ne joue pas le premier match qui est décisif contre la Tunisie, j'ai préféré m'en passer. De plus, il est moins efficace en sélection qu'en club, ce qui explique ma confiance dans le trio d'attaque composé de Soudani, Slimani et Aoudia. Ces trois joueurs méritent qu'on leur fasse confiance. Sachez que j'ai mon idée sur la nature de chaque élément, en fonction de ma stratégie de jeu», expliquera Halilhodzic au sujet de l'attaquant de l'Olympiakos qui n'a pas été retenu parmi les 23. Il profitera de la même question pour évoquer le cas Djabou : «Il y a un autre joueur que je trouve très fort et que j'apprécie, c'est Djabou. Seulement, depuis un an et demi il n'a pas joué une minute avec moi. Je trouve que dans ce groupe, il y a une concurrence saine et ce ne sont pas les meilleures individualités techniquement qui jouent avec moi. J'ai supervisé plus de cinquante joueurs, mais pour former un bon groupe, ce n'est pas forcément les meilleurs qui sont retenus. Je dirai la même chose de Zemmamouche qui reste l'un des meilleurs gardiens, mais malheureusement c'est tombé sur lui». En évoquant le poste de gardien de but, Halilhodzic louera les qualités de Raïs M'bolhi, même si ce joueur connaît des difficultés et qu'il ne joue plus depuis un bon moment. «Raïs n'a jamais été dans ce poids car il a beaucoup travaillé. Je prends donc le risque de le prendre car je sais qu'il s'est énormément entraîné et surtout ce qu'il vaut».
L'optimisme
«La Zambie a réussi pourquoi pas nous»
Le sélectionneur national a répondu à toutes les questions, y compris celles sensibles comme son avenir à la tête de l'équipe nationale en cas d'élimination au premier tour. «J'ai déjà répondu à cette question, rétorque-t-il. Je n'ai aucune pression. Je ne suis pas en état de partir. Ce n'est pas parce qu'un dirigeant m'a demandé au début une place en demi-finale que cela devient un objectif. Je lui ai tout simplement dit de mettre ce qu'il voulait sur le contrat. Je sais ce qu'attend de moi le peuple. En tout cas, le travail que je mène en sélection, mérite que je reste plusieurs années. L'équipe que j'ai, est une équipe d'avenir. Elle pratique un jeu tourné vers l'avant et a beaucoup progressé. La seule chose qui m'inquiète, c'est l'état de mes joueurs. Ne vous inquiétez pas pour Vahid. Je n'ai d'ailleurs pas besoin de vous donner les chiffres concernant les sollicitations que j'ai, sinon vous tomberez à la renverse. Sachez seulement que mon dévouement est total et que je ferai tout pour que cette équipe soit au maximum. Je suis quelqu'un qui connaît le foot et tout est possible dans une compétition comme la CAN. La Zambie a bien réussi son coup, pourquoi pas nous».
La force
«L'envie, l'enthousiasme et l'ambition des joueurs»
Le sélectionneur national est revenu souvent, lors de la conférence de presse qu'il a animée jeudi avant le départ de l'équipe nationale, sur les chances algériennes d'aller le plus loin possible, sans pour autant faire rêver les supporters et l'opinion algérienne en général. «Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu à un tel niveau de compétition. J'ai bien coaché la meilleure équipe d'Afrique, il y a trois ans, mais sur le papier. Et je sais pourquoi, nous avons été éliminés. Certes, l'incident de Cabinda a pesé sur le moral de l'équipe, mais cette dernière n'a pas été performante. Si c'étaient les favoris qui devaient gagner, on aurait le Ghana, la Côte d'Ivoire ou le Cameroun. Aujourd'hui, trois grandes nations seront absentes à la prochaine CAN : l'Egypte, le Cameroun et le Sénégal. Notre grande force à nous, ce seront l'enthousiasme, l'envie et l'ambition des joueurs. Ils affichent pour la plupart, cette envie de réussir un grand parcours, même s'ils manquent d'expérience. Notre force sera le groupe».
L'encouragement
Tahmi et Raouraoua à l'aéroport
Les Verts ont quitté Alger jeudi dans la soirée, vers 23 heures, à destination de Johannesburg. Excepté Foued Kadir et Liassine Cadamuro-Boutaïba, qui ont rejoint hier leurs coéquipiers, et Sofiane Feghouli, attendu aujourd'hui, tout le groupe était au départ à l'aéroport Houari-Boumediene où le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi, et le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, étaient présents pour encourager les Verts et leur souhaiter une grande réussite à la prochaine CAN-2013. La délégation algérienne aura ainsi voyagé de nuit, comme l'a souhaité le sélectionneur national Vahid Halilhodzic afin de permettre aux joueurs de dormir. De leur côté, Kadir et Cadamuro ont pris un vol régulier d'Air France à partir de Paris et sont arrivés une heure après la délégation algérienne dont l'avion a atterri à 9h 45, heure locale. A l'aéroport, les coéquipiers de M'bolhi étaient surpris de voir que plusieurs supporters algériens étaient là pour les accueillir. Une fois les formalités effectuées, la délégation a pris place dans un bus pour rejoindre son camp de base à 17 km de Johannesburg. En gros, le voyage s'est déroulé dans de bonnes conditions, et le groupe entamera le travail dès aujourd'hui en attendant l'arrivée ce soir de Feghouli qui a prolongé son contrat avec son club, le FC Valence.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Salah Bey
Source : www.infosoir.com