
Un comité ad hoc se réunira demain pour se pencher sur la question des atteintes par le virus Ebola, qui frappe la Guinée, a déclaré hier le docteur Mesbah directeur de la prévention au ministère de la Santé. Pour le responsable, s'il n'y a pas de liaison direct avec ce pays, la vigilance reste de mise.F.-Zohra B. - Alger (Le Soir)Pour les experts, l'OMS n'a pas émis de message spécial concernant cette menace. «S'il y a des mesures à prendre, nous les prendrons», a déclaré pour sa part Mme Amrani de la sous-direction prévention au ministère de la Santé.Le docteur Mesbah dira aussi qu'il s'agit d'une maladie qui se transmet par le biais des singes et des chauves-souris tout en évoquant «un risque très faible pour l'Algérie». Cependant un dispositif de surveillance et d'alerte a été mis en place. «Maladies vectorielles : petite piqure, menace grave», tel est le thème retenu cette année pour la commémoration de la Journée mondiale de la santé.Les spécialistes réunis hier à l'institut Pasteur ont appelé à la vigilance et à davantage de coordination entre les secteurs concernés par la lutte et la prévention contre ces maladies.Pour Mme Amrani, une évaluation de tous types de menaces a été faite. Elle évoquera notamment les cas de maladies endémiques, qui ne doivent pas prendre de l'ampleur et rester dans les régions où elles sont souvent déclarées. Il s'agit aussi de la résurgence de cas de maladies qui étaient au préalable maîtrisées comme cela est le cas pour le paludisme et la dingue. «Ces derniers ne doivent pas revenir de nouveau», expliquera l'intervenante. Cette dernière dira enfin que certaines maladies n'existent pas en Algérie et ne doivent donc pas y pénétrer. Il s'agit de ce fait, selon la spécialiste, de protéger les frontières. Cette dernière tâche incombe selon elle au secteur du transport.Le risque aussi, avertit la spécialiste, c'est la menace que représentent les maladies inconnues qui peuvent apparaître partout dans le monde donc aussi en Algérie. C'est le défi pour tous les secteurs, expliquent les présents à la rencontre.Si le rôle du ministère de la Santé est évident, selon Mme Amrani, reste aussi l'importance de l'inter-sectorialité pour une action plus large de lutte contre les maladies vectorielles. Il s'agit notamment des secteurs de l'environnement, de l'habitat et les collectivités locales. «Il faut rester vigilants et poursuivre la lutte contre les maladies vectorielles.» Pour sa part, le docteur Mesbah, directeur de la prévention au ministère de la Santé, précisera que le slogan retenu pour la Journée mondiale de la santé est «tous concernés».Le responsable a rappelé concernant certaines maladies vectorielles que le paludisme qui était une maladie autochtone avec plus de 100 000 cas par an est passé à un paludisme d'importation avec une moyenne de 600 cas ces dernières années.Pour ce qui est de la Leishmaniose cutanée, qui selon lui a connu une ascension dans le milieu des années 2000 jusqu'à atteindre les 300 000 cas, elle connaît ces dernières années un recul puisque moins de 7 000 cas ont été recensés. Il rappellera toutefois un devoir de vigilance.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : F Z B
Source : www.lesoirdalgerie.com