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Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger : les travailleurs menacent de recourir à la grève Actualité : les autres articles



Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger : les travailleurs menacent de recourir à la grève Actualité : les autres articles
Les travailleurs de l'Entreprise de transport urbain et suburbain d'Alger (Etusa) montent à nouveau au créneau pour dénoncer des man'uvres visant à faire revenir l'ex-directeur général.Dans une déclaration rendue publique dans la journée d'hier, le bureau syndical de l'Etusa a mis en garde le conseil d'administration quant à sa décision de réinstaller cet ancien directeur général à son poste, après avoir été décrié et poussé à la porte par les travailleurs qui ont observé une grève de 12 jours du 11 au 22 novembre 2012. Une grève, faut-il le rappeler, qui a fortement perturbé le transport public dans l'Algérois et totalement paralysé certaines lignes assurées exclusivement par les bus de l'Etusa. Selon le bureau syndical, le conseil d'administration a pris cette décision lors de sa réunion du jeudi 3 octobre sans tenir compte de l'avis majoritaire des travailleurs.
Le bureau syndical rappelle que les travailleurs ont mis fin à leur grève de 12 jours de novembre 2012 après avoir eu des engagements de la part du ministère des Transports de satisfaire leurs revendications dont le départ du DG. «Nous tenons à informer l'ensemble du personnel qu'une décision de fin de mission a été prise. Et un DG intérimaire a été nommé.» Les travailleurs ont motivé leur revendication par le climat de «terreur» instauré au sein de l'entreprise. Ils ont parlé entre autres de licenciements abusifs, de favoritisme, de népotisme et de promotions qui ne correspondent à aucune norme. Pour eux, le faire revenir, serait «une forme de provocation» et surtout une violation de l'engagement pris par la tutelle envers l'ensemble des travailleurs de l'Etusa. Le conseil syndical de l'entreprise appelle tous les travailleurs et syndicalistes à rester mobilisés et unis afin de faire face à cette nouvelle situation et à dénoncer publiquement «ce qui se trame derrière le dos des cadres et des travailleurs de l'entreprise».
L'Etusa qui assure près de 40% du transport de la capitale et qui emploie plus de 2500 travailleurs risque ainsi de renouer dans les prochaines semaines avec la protestation. «Nous devrions ensemble, tout en étant vigilants et mobilisés, prendre nos responsabilités et défendre par tous les moyens que nous accordent la loi et la réglementation pour préserver notre outil de travail et faire entendre nos droits légitimes», précise encore le bureau syndical qui brandit la menace d'un débrayage si l'ex-DG reprend les commandes de l'entreprise.
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