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Entre rescapés, revenants et nouvelles têtes



Absence du poste de vice-ministre de la Défense nationale, cinq rescapés du dernier gouvernement nommé par le président déchu, Abdelaziz Bouteflika, quatre autres qui ont déjà fait partie auparavant font leur retour aux affaires exécutives, une pléthore de ministres délégués au nombre de sept et presque autant pour les secrétaires d'Etat. Telles sont les caractéristiques du gouvernement nommé, avant-hier jeudi, par le président de la République au bout d'une semaine de tractations menées par le Premier ministre, Abdelaziz Djerrad.M. Kebci-Alger (Le Soir)- Un Exécutif pléthorique puisque composé de pas moins de trente-neuf membres dont seulement cinq femmes, que Mohand Saïd Belaïd, ministre-conseiller à la communication et porte-parole officiel de la présidence de la République, a annoncé, avant-hier jeudi, dans un point de presse, ce qui constitue une première dans les m?urs de la présidence qui se contentait, jusqu'ici, d'un simple communiqué.
Et une rapide lecture de la composante de cet exécutif qui aura la lourde mission de lancer les nombreux chantiers que le président de la République avait promis lors de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 12 décembre écoulé, fait relever plusieurs singularités. D'abord la principale, l'absence de poste de vice-ministre de la Défense, poste qu'occupait depuis 2013, et jusqu'à son décès le 23 décembre, le défunt chef d'état-major de l'armée, le général major Ahmed Gaïd-Salah. Il y a également le fait que cinq ministres aux portefeuilles clés, figuraient déjà dans le précédent gouvernement, dirigé par Noureddine Bedoui, et que le président Abdelaziz Bouteflika avait nommé le 31 mars dernier, deux jours avant sa démission sous la pression du mouvement populaire du 22 février toujours en cours dans le pays. Il s'agit de Sabri Boukadoum, qui conserve le portefeuille des Affaires étrangères, de Kamel Beldjoud, ministre de l'Habitat dans le gouvernement Bedoui qui est conforté au poste de ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales et dont il assurait l'intérim depuis le limogeage de son titulaire, Salah Eddine Dahmoune, le 19 décembre dernier, de Belkacem Zeghmati qui conserve son poste de ministre de la Justice, de Mohamed Arkab maintenu au poste de ministre de l'Energie et de Tayeb Zitouni qui conserve, lui, son portefeuille de ministre des Moudjahidine qu'il occupe depuis 2017. Il y a également des revenants parmi ceux qui ont eu à faire partie de précédents exécutifs de l'ère Bouteflika, à l'image, notamment, de Abderrahmane Raouya, qui reprend son poste de ministre des Finances qu'il avait occupé entre 2017 et 2019 avant qu'il n'en soit dessaisi le 31 mars dernier. Il y a également Farouk Chiali, nommé une fois de plus au département des Travaux publics, Sid-Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, Hassane Mermouri, ministre du Tourisme, de l'Artisanat et du Travail familial, ou encore Bachir Messaitfa, nommé ministre délégué chargé des Statistiques et de la Prospective.
Autre originalité de ce gouvernement, la nomination de Yacine Oualid, âgé tout juste de 26 ans, au poste de ministre délégué chargé des start-up.
M. K.
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