Alger - A la une

Entre plan Orsec et bonne gouvernance Rigueurs de l'hiver



Entre plan Orsec et bonne gouvernance                                    Rigueurs de l'hiver
Depuis la nuit des temps, les sociétés humaines ont appris à vivre avec les risques climatiques et autres catastrophes naturelles majeures. Avant les temps modernes toutes ont développé des savoirs et des savoir-faire traditionnels pour contrecarrer les caprices de Dame Nature. Nonobstant l'état de guerre, un hiver rigoureux, un été sec, voire un séisme, est toujours accueilli avec les moyens du bord.
Depuis la nuit des temps, les sociétés humaines ont appris à vivre avec les risques climatiques et autres catastrophes naturelles majeures. Avant les temps modernes toutes ont développé des savoirs et des savoir-faire traditionnels pour contrecarrer les caprices de Dame Nature. Nonobstant l'état de guerre, un hiver rigoureux, un été sec, voire un séisme, est toujours accueilli avec les moyens du bord.
Des moyens de bord qui étaient en fait mis au service d'une stratégie de gestion à long terme. Au séisme, on opposait, soit des tentes ou des gourbis, soit des habitations à toiture rouge, et à maçonnerie rudimentaire, de sorte que des secousses violentes, ne pouvaient avoir aucun impact sur l'habitat. De nos jours les architectes admirent la structure anti-sismique des habitations de La Casbah d'Alger ou des médinas du Mzab.
Les villageois de Kabylie ou des Aurès, avant la chute des neiges, faisaient jadis provision de tout ce dont ils avaient besoin (eau, bois pour se chauffer, alimentation, etc.) pendant des semaines entières, tout ceci bien sûr se passait dans une configuration dominée par l'économie rurale ou agro-pastorale. Dès lors que l'homme était proche de la nature, bâtir sa maison sur un lit d'oued était du reste à cette époque inconcevable. Dans une économie insérée dans un réseau étatique très dense où la sécurité de l'homme et de la société ne dépend plus du bon vouloir du chef de famille, l'intervention de l'Etat est urgemment requise.
Aujourd'hui quand des bouteilles de gaz viennent à manquer sur les cimes du Djurdjura alors que les chutes de neige battent leur plein, on peut se poser la question, si l'on est devant un cas avéré de catastrophe naturelle ou de mauvaise gestion ' A qui incomberait la responsabilité des pénuries de nourriture, de médicaments, des coupures de courant, l'incapacité à se rendre à l'école, au travail ' Le moins que l'on puisse attendre de l'APC, que le législateur algérien a identifiée comme la cellule de base de notre système sociopolitique, est qu'elle ait une vision semblable à celle de la mère de famille qui à l'approche de l'été remplit ses bassines et ses seaux d'eau, ou qui, à la veille d'un hiver rigoureux ramasse le bois en quantité suffisante pour pouvoir passer un hiver au chaud. Si la bouteille de gaz ne parvient pas en haut de la montagne, c'est parce que les routes sont coupées et les véhicules chasse-neige inexistants. Certes les conditions climatiques rendent la mobilité des objets et des êtres problématique, mais est-ce pour autant qu'il faille considérer une simple chute de neige comme une catastrophe majeure ' On est tenté de répondre par l'affirmative lorsque l'on constate que beaucoup pensent que le plan Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile) est fait pour se substituer à la défaillance gestionnaire de nos APC. Si certaines sont mieux équipées que d'autres, il n'est pas sûr cependant de voir celles disposant de moyens, en mesure de les faire fonctionner le jour j. La presse a du reste fait état de chasse-neiges jamais parvenus aux APC à qui ils avaient été destinés. Dans ce cas le plan Orsec semble être plus un plan de secours pour pallier la défaillance humaine qu'un système de lutte contre la catastrophe naturelle elle-même. Les citoyens font la comparaison. Les engins anti-émeutes parviennent dans les délais quel que soit le lieu où les troubles se déclarent.
Des moyens de bord qui étaient en fait mis au service d'une stratégie de gestion à long terme. Au séisme, on opposait, soit des tentes ou des gourbis, soit des habitations à toiture rouge, et à maçonnerie rudimentaire, de sorte que des secousses violentes, ne pouvaient avoir aucun impact sur l'habitat. De nos jours les architectes admirent la structure anti-sismique des habitations de La Casbah d'Alger ou des médinas du Mzab.
Les villageois de Kabylie ou des Aurès, avant la chute des neiges, faisaient jadis provision de tout ce dont ils avaient besoin (eau, bois pour se chauffer, alimentation, etc.) pendant des semaines entières, tout ceci bien sûr se passait dans une configuration dominée par l'économie rurale ou agro-pastorale. Dès lors que l'homme était proche de la nature, bâtir sa maison sur un lit d'oued était du reste à cette époque inconcevable. Dans une économie insérée dans un réseau étatique très dense où la sécurité de l'homme et de la société ne dépend plus du bon vouloir du chef de famille, l'intervention de l'Etat est urgemment requise.
Aujourd'hui quand des bouteilles de gaz viennent à manquer sur les cimes du Djurdjura alors que les chutes de neige battent leur plein, on peut se poser la question, si l'on est devant un cas avéré de catastrophe naturelle ou de mauvaise gestion ' A qui incomberait la responsabilité des pénuries de nourriture, de médicaments, des coupures de courant, l'incapacité à se rendre à l'école, au travail ' Le moins que l'on puisse attendre de l'APC, que le législateur algérien a identifiée comme la cellule de base de notre système sociopolitique, est qu'elle ait une vision semblable à celle de la mère de famille qui à l'approche de l'été remplit ses bassines et ses seaux d'eau, ou qui, à la veille d'un hiver rigoureux ramasse le bois en quantité suffisante pour pouvoir passer un hiver au chaud. Si la bouteille de gaz ne parvient pas en haut de la montagne, c'est parce que les routes sont coupées et les véhicules chasse-neige inexistants. Certes les conditions climatiques rendent la mobilité des objets et des êtres problématique, mais est-ce pour autant qu'il faille considérer une simple chute de neige comme une catastrophe majeure ' On est tenté de répondre par l'affirmative lorsque l'on constate que beaucoup pensent que le plan Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile) est fait pour se substituer à la défaillance gestionnaire de nos APC. Si certaines sont mieux équipées que d'autres, il n'est pas sûr cependant de voir celles disposant de moyens, en mesure de les faire fonctionner le jour j. La presse a du reste fait état de chasse-neiges jamais parvenus aux APC à qui ils avaient été destinés. Dans ce cas le plan Orsec semble être plus un plan de secours pour pallier la défaillance humaine qu'un système de lutte contre la catastrophe naturelle elle-même. Les citoyens font la comparaison. Les engins anti-émeutes parviennent dans les délais quel que soit le lieu où les troubles se déclarent.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)