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Entre discrimination et égalité des 'uvres



Entre discrimination et égalité des 'uvres
La classification des 'uvres cinématographique réalisées par des femmes en tant que «cinéma de femmes» est déjà une discrimination en soi, ont estimé lundi à Alger, plusieurs réalisatrices algériennes et étrangères.
Lors d'une rencontre organisée dans le cadre du programme de la troisième édition des «Journées cinématographique d'Alger» autour du thème «Caméra de femme», la réalisatrice algérienne Yamina Chouikh a estimé que dans les cinéma les hommes et les femmes ne font que raconter des histoires à travers l'image et que le «résultat est généralement le même». Les réalisatrices présentes dont Fatima Sissani, mal à l'aise avec cette classification, s'accordaient à dire que la création de manifestations et de festivals du cinéma féminin faisaient des cinéastes une sorte d'«appendice du cinéma». Cependant, les 'uvres de réalisatrices peuvent se démarquer par le choix des sujets traités, par le regard porté sur le sujet et par la sensibilité de l'artiste, ce que a confirmé la réalisatrice espagnole Paola Palacios qui a présenté lundi ses documentaires «Femmes en pause» et «Femmes réfugiées»» qui ont été perçus comme des 'uvres inévitablement féminine de par le choix et le traitement des sujets. Pour la réalisatrice algérienne Fatima Sissani, qui a présenté son documentaire «Langue de Zahra» sur les trésors poétiques de la langue amazigh chez dans la communauté immigrée reléguée au rang d'ouvrier, cette sensibilité lui a permis de casser la représentation que se fait la société française des immigrés. Technicienne du cinéma durant près de 30 ans Yamina Chouikh, a confié être passée à la réalisation par besoin d'exprimer son vécu par l'image durant la décennie noire, comme beaucoup de réalisateurs, même si les regards étaient différents «les femmes au même titre que les hommes font du cinéma au final», a-t-elle ajouté en précisant que les femmes ne sont pas «dépositaires» de la sensibilité artistique au cinéma. A la suite de la rencontre, la réalisatrice algérienne Nadia Zouaoui a présenté un documentaire intitulé «Post 9/11», une série de témoignage sur la montée de l'islamophobie aux Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001, et les injustices commise à l'égard de la communauté musulmane vivant aux Etats-Unis. Inaugurée dimanche, la troisième édition des «Journées cinématographique d'Alger» se poursuit jusqu'au 19 octobre à la cinémathèque d'Alger.
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