Alger - A la une

Entre 200 et 300 cas enregistrés par an en Algérie



200 à 300 nouveaux cas de paludisme sont enregistrés chaque années en Algérie ces derniers temps en raison d'une importante immigration, a estimé le Dr Djamel Eddine Oulmane, spécialiste en communication. Contacté à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre cette pathologie, coïncidant avec le 25 avril, le Dr Oulmane explique que cette moyenne annuelle a été évaluée à partir des données de 2008, où l'Algérie a compté 296 cas de paludisme dont 292 étaient importés (Nigeria, Mali').
Les raisons de la réapparition de cette maladie en Algérie après son éradication depuis l'indépendance sont multiples. Notre interlocuteur impute la responsabilité aux pouvoirs publics, notamment au secteur de la santé qui a baissé la garde et s'est reposé sur ses acquis. Le personnel hospitalier qui a été affecté dans les régions concernées par la maladie a vite fait de rebrousser chemin après une diminution des cas. La cause de la réapparition du paludisme chez nous est aussi la mobilité importante des ressortissants étrangers, notamment dans les frontières du sud.
Le vecteur de transmission qui est un moustique (anophèle) peut aussi être à l'origine de la réapparition de la maladie dans une région donnée. Les symptômes du paludisme sont généralement d'importantes poussées de fièvre, maux de tête et problèmes digestifs qui peuvent conduire à la mort. Il est important de souligner que cette maladie est classée en deuxième position des maladies infectieuses les plus ravageuses dans le monde. «L'OMS a calculé que le développement de l'Afrique aurait été supérieur de 30% si on avait éliminé le paludisme il y a 35 ans»,
dira le Dr Oulmane. Aujourd'hui, les traitements contre le paludisme sont symptomatique et le meilleur moyen de lutte reste la prévention. Le Dr Oulmane proposera pour ce faire de renforcer les structures hospitalières à même de recevoir les malades et de former le personnel hospitalier. Il est aussi important de faire de la sensibilisation chez les habitants des zones à risque. Au niveau des marécages, il est nécessaire de recourir à la désinsectisation et à l'assèchement des eaux stagnantes.


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