Quand le recyclage fait défaut !Plus nous nous rendons au stade pour suivre la conduite des entraînements, et qu’entre temps nous constatons l’absence de stages de recyclage, plus nous trouvons légitime le recrutement d’entraîneurs étrangers par les clubs les plus ambitieux d’Algérie tels que la JS Kabylie, l’USM Alger et même si ces entraîneurs sortent plus de l’anonymat et ne sont pas les plus connus.
L’avantage qu’ils ont, c’est leur remise à niveau permanente par des stages de recyclage. Nous savons tous que le football évolue sur tous les plans, technique tactique, psychologique et physique et qu’il est passé à une étape totalement différente de celle conventionnelle que nous connaissons et qu’une grande majorité de nos entraîneurs continuent de mettre en application. Et, ce n’est pas étonnant de voir des rencontres de division «Une» et «Deux» jouées à un rythme ralenti par rapport au football de haut niveau ou plus près de nous, africain. Et seuls quelques entraîneurs soucieux de progresser, ayant une véritable base d’assimilation et de réflexion, essayant de se mettre à jour, soit en se rendant à l’étranger ou, plus simplement, par cet outil formidable qu’est l’Internet. Ce constat concerne, en premier, nos entraîneurs de clubs professionnels, alors qu’en est-il des entraîneurs des catégories de jeunes ? C’est, tout simplement, la Bérézina. La réponse est à chercher dans la performance de nos équipes nationales U 17 et U 20 surtout les U 17 et l’humiliation face à un adversaire des plus anonymes dans le gotha du football sans que les entraîneurs de ces équipes ne soient inquiétés. Mais, nous savons tous, que certains entraîneurs sont devenus depuis des années, et malgré le changement à la tête de la FAF, des fonctionnaires de la FAF et attendent, assurés du poste de travail, grassement payés, pourvu que ça dure pour eux et se souhaitent une retraite le plus tard possible. Le niveau de notre football n’est que le reflet de ce que les dirigeants des clubs et des structures de gestion, ligues et fédération portent à l’intérêt des catégories de jeunes. Quand des entraîneurs, au niveau intellectuel limité, avec des compétentes surfaites dans les cafés, avec des stages de formation qui remontent à vingt voire trente et quarante années, sans recyclage, et qui sont payés, rubis sur ongle, avec un salaire mensuel qui équivaut à cinq voire six années de labeur d’un smicard, à voir cette ineptie il n’y a plus rien à dire que de souhaiter que «leilat quadr» nous tombe dessus.
V.B.S.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com