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Enseignement, santé, justice, assurances... La grève fait tache d'huile



Enseignement, santé, justice, assurances... La grève fait tache d'huile
Blocage - La contestation plonge plusieurs secteurs dans la paralysie. Une situation qui semble échapper au gouvernement qui tarde à réagir.
Rien que pour la semaine écoulée, pas moins de six secteurs ont été paralysés par des grèves et des rassemblements. L'enseignement supérieur, l'éducation, la santé, la justice, les assurances, les boulangers, l'emploi, l'habitat sont autant de secteurs touchés par la contestation. Même les employés du consulat général de France ont rejoint les rangs des protestataires.
Pour la santé, ce sont les praticiens de la santé publique, les paramédicaux et les corps communs qui observent depuis le début de l'année des grèves qui ont perturbé ce secteur gangrené depuis bien longtemps par cette maladie incurable : la grève, tandis que les patients continuent à payer les frais de la gestion catastrophique d'un secteur qui ne trouve personne à son chevet.
D'un côté, les syndicalistes accusent le ministre d'avoir «failli à ses obligations devant la multitude de problèmes socioprofessionnels consignés dans plusieurs plateformes de revendications. De l'autre, un ministre qui clame haut et fort, que «tous les problèmes sont pris en charge et qu'il ne reste à ces personnels en grève que de reprendre le travail».
Qui dit vrai, qui dit faux ' Alors que le ministère de la Santé et l'Intersyndicale tardent à trouver un terrain d'entente pour mettre fin au calvaire des malades pris en otages par la grève cyclique qui entre dans sa troisième semaine, un nouveau rebondissement. Décidément, le conflit n'est pas près de connaître son épilogue. Pour cause, le ministre de la Santé, Abdelaziz Ziari, vient d'écarter sa disposition à négocier avec l'Intersyndicale. Il a opposé une fin de non-recevoir «du gouvernement, concernant les dossiers de révision des statuts particuliers et des régimes indemnitaires», sous prétexte que cela relève, comme tous les autres secteurs, de la Fonction publique.
Une position, qui n'a pas eu pour effet de mettre un terme à la contestation enclenchée par l'Intersyndicale. Mieux encore, dans une déclaration à la presse, en marge d'une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, le ministre a indiqué jeudi à Alger que le dialogue «se poursuit avec certains syndicats reconnus légalement».
L'Intersyndicale des professionnels de la santé n'est pas reconnue, a-t-il ajouté, expliquant que c'est la raison pour laquelle il refuse en tant que responsable de négocier avec elle.
Les paramédicaux maintiennent la pression
Après l'échec de leur rencontre avec des représentants du ministère de la Santé, le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a décidé de maintenir la grève illimitée entamée depuis le 29 avril. La promesse du ministre Abdelaziz Ziari «d'ouvrir les portes du dialogue avec les syndicats reconnus du secteur pour discuter de leurs revendications n'a rien donné». Le syndicat explique que «depuis le déclenchement de cette grève, la tutelle n'arrive pas à trouver une solution concrète à leurs revendications socioprofessionnelles». «Le ministère ne nous a donné aucune réponse concrète quant à la prise en charge de nos doléances», nous a indiqué Lounès Ghachi, secrétaire général du SAP, ajoutant : «nous sommes déterminés à poursuivre notre action de protestation jusqu'à ce que la tutelle applique notre plate-forme de revendications.» «Nous avons soulevé les principaux points contenus dans la plate-forme de revendications, notamment le retard accusé pour l'intégration des brevetés, prévue initialement avant la fin 2012, conformément au statut», nous a-t-il expliqué.
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