Jeudi dernier, a
pris fin une visite effectuée à la wilaya de Constantine de trois experts de
l'Unicef, en vue d'une enquête sur la situation en particulier des enfants
délinquants, de ceux en danger moral ou en vagabondage. C'est ce qu'a indiqué
le chargé de la communication à la direction de wilaya de l'action sociale
(DAS), M. Rahaïlia, qui indique que le séjour de près d'une semaine des experts
en question a consisté à s'informer sur les lois, le règlement intérieur des
centres qui abritent ces enfants, les plus importantes difficultés qu'ils
rencontrent, les modes de leur jugement, etc.
«Bien sûr pour cette enquête, les experts
internationaux ont eu à la mener au travers d'une accumulation de
documentations, d'une part, et des sorties sur le terrain en direction des
centres spécialisés de rééducation (CSR) et de l'unique pouponnière qui se
charge des enfants de zéro à six ans, qui sont tous gérés par les services de
l'action sociale et où sont placés ces enfants en difficulté, d'autre part».
Aux personnels d'encadrement de ces
établissements, c'est-à-dire les responsables des directions, les psychologues,
les éducateurs spécialisés et les éducateurs, ont été adressés des
questionnaires sur leur vision et leur appréciation du secteur. C'est ainsi
qu'ils ont pris connaissance, auprès de ces centres, des statistiques
concernant cette population de mineurs, de même qu'ils se sont intéressés aux services
d'observation et d'éducation en milieu ouvert (SOEMO), surtout pour ce qui a
trait aux activités préventives contre la drogue, les maladies sexuellement
transmissibles...
Il s'agissait également de prendre des
informations sur les modes de prise en charge de ces enfants mineurs, tel le
nombre de ceux repris par l'école publique, par les centres de formation et
enfin ceux ayant bénéficié d'une insertion dans le monde du travail. Les
résultats de cette expertise feront l'objet d'un rapport qui sera transmis aux
instances de l'Unicef ainsi que du gouvernement algérien. Mais d'ores et déjà,
deux choses importantes ont été relevées par les enquêteurs : l'inexistence à
l'échelle de la wilaya d'un centre de protection des enfants mineurs, d'un
côté, et l'obsolescence de la législation dans ce domaine, puisque ce dernier
est régi par une seule ordonnance, celle n° 72-03 de février 1972, de l'autre.
Cette situation contraint le juge des mineurs à ordonner le placement des
délinquants dans Des centres spécialisés de rééducation (CSR) destinés à des
catégories d'enfants en difficulté, mais pas encore délinquants. Les
conclusions du rapport recommandent leur séparation, au risque de produire
l'effet inverse de celui recherché, précise-t-on.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com