Alger - A la une

Enlèvement d'un Algérien au Soudan



Enlèvement d'un Algérien au Soudan
L'Algérie est sans nouvelles du ressortissant enlevé, vendredi dernier, au Soudan. Cependant, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a affirmé que l'Algérie est en contact "permanent" avec le gouvernement soudanais et la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Minuad) afin de les inciter à "consentir davantage d'efforts" pour la libération du citoyen algérien enlevé.L'Algérie "est en contact permanent avec le gouvernement soudanais et la Minuad afin de les inciter à consentir davantage d'efforts pour aboutir à la libération de ces otages sains et saufs", a souligné M. Lamamra qui intervenait lors d'un point de presse à l'issue des travaux de la réunion de concertation des pays de la région du Sahel, consacrée essentiellement à l'examen de la situation sécuritaire au Mali. "Tout Algérien désirant travailler dans des régions instables et à risque se doit de faire preuve de vigilance et d'exiger de la compagnie qui le recrute d'assurer sa sécurité", a tenu à préciser M. Lamamra, soulignant que "le gouvernement soudanais est, naturellement, responsable lorsqu'il s'agit d'assurer la sécurité sur son territoire".M. Lamamra a précisé que "l'Algérie assure le gouvernement soudanais de sa solidarité face aux défis majeurs auxquels il fait face".Par ailleurs, et en réponse à une question sur les otages algériens enlevés au Mali, le ministre a rappelé le communiqué rendu public, lundi à l'issue des travaux de la 2ème session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien.L'accent a été mis sur la nécessité de "ne ménager aucun effort pour parvenir à la libération des otages et permettre leur retour sains et saufs à leurs familles", a-t-il rappelé. Cette question "témoigne, tristement, de la communauté de destin des deux peuples. Nous sommes peinés de n'avoir point de nouvelles de nos diplomates tout comme le peuple malien frère qui pâtit du déploiement de groupes terroristes sur son territoire", a conclu M. Lamamra. La réunion des pays de la région du Sahel, un prolongement du processus de OuagadougouPar ailleurs, la réunion de consultation des pays de la région du Sahel tenue mardi à Alger constitue un "prolongement" en vue de la "consolidation" des acquis de l'accord de Ouagadougou, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.La réunion s'est tenue "naturellement dans le prolongement et envue de la consolidation des acquis de l'accord de Ouagadougou (signé le 18 juin 2013), donc il y a continuité et complémentarité", a déclaré M. Lamamra, dans un point de presse conjoint avec les ministres des pays de la sous-région du Sahel ayant pris part à la rencontre. Il s'agit d'un "dispositif ad-hoc" pour coordonner "nos capacités et nos connaissances du terrain en vue de réaliser une action ponctuelle d'appui au Mali afin de réunir les conditions du succès du dialogue inter-malien", a-t-il dit.Il a rappelé que le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, lors de sa visite en Algérie, avait demandé au président de la République Abdelaziz Bouteflika le soutien de l'Algérie.Selon M. Lamamra, le travail en commun qui sera accompli dans les prochaines semaines en apportera la démonstration et tout sera mis en "?uvre afin que dans les deux prochains mois" pour la "prise en charge de l'ensemble des questions préliminaires y compris l'élaboration d'une plate-forme préliminaire sur laquelle il y aurait convergence des groupes maliens armés".Pour sa part, le ministre malien de la Réconciliation nationale, Ould Sidi Mohamed Zahabi a estimé que "cette rencontre s'inscrit en droite ligne de la consolidation des acquis de l'accord de Ouagadougou" qui était, selon lui, "un accord préliminaire qui a permis d'atteindre largement deux ou trois objectifs importants dont la tenue des élections législatives et présidentielle"."Le fait qu'il y a autour de la même table ces cinq pays, l'Algérie, le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Tchad est un gage qu'il n'y a pas de contradiction dans cette démarche par rapport à ce qui a été engagé par la communauté internationale", a-t-il relevé. Il a ajouté que "le fait que l'Algérie abrite cette réunion veut dire qu'elle a d'abord la bénédiction du Mali et celle de ses voisins".Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères du Niger, Mohamed Bazoum a, de son côté, souligné que "le Mali a estimé que l'Algérie pourrait jouer un rôle dans les discussions exploratoires et nous sommes là pour épauler l'Algérie".


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)