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Enfants trisomiques



Enfants trisomiques
Le travail associatif reste jusqu'à présent l'unique alternative pour les parents.Les enfants trisomiques rencontrent de nombreuses difficultés dans le cadre de leur insertion dans les milieux scolaires ainsi que dans la vie active. Afin d'apporter une aide plus que primordiale, de nombreuses associations, à but non lucratif, se sont formés au fil des ans. Certaines se sont démarquées et d'autres s'investissent dans le bénévolat pour apporter de l'aide à ces enfants, afin de se faire connaître et recevoir des aides de la part de particuliers et de l'Etat.Dans le même ordre, l'Association nationale pour l'insertion scolaire et professionnelle des trisomiques, qui existe depuis plus de 20 ans, leur consacre ses heures ainsi que ses efforts, dans un cadre éducatif et pédagogique. En effet, cette association, qui compte un nombre de membres plus que satisfaisant, combat la maladie en aidant les familles à insérer leurs enfants dans les nombreux établissements scolaires.Les écoles primaires, les collèges et les lycées sont, selon cette association, un moyen d'éveil et de progrès dans le cadre du développement des capacités. Dans une édition précédente, publiée en mars 2015, la fondatrice et membre du conseil de l'association ANIT avait expliqué, lors d'une sortie en faveur de ces enfants ainsi que leur famille, que le seul moyen d'améliorer et de développer l'esprit des enfants atteints de trisomie 21 est sans aucun doute l'art et l'éducation dans un milieu scolaire ainsi que des ateliers dédiés au travail manuel. «Nous nous efforçons de faire de notre mieux afin de venir en aide à toutes les familles ayant un enfant malade. Nous essayons d'apporter un soutien moral aux familles qui ne connaissent pas la maladie comme il faut», explique notre interlocutrice.Cette dernière mentionne que les régions de l'intérieur et du Sud sont démunies face à cette maladie et les parents ne savent pas comment s'y prendre avec leur enfant. «Nous avons constaté que ces régions ne sont pas dotées d'équipements appropriés, tels que des centres éducatifs, ainsi qu'une certaine prise en charge. Aucune formation ou information n'est donnée aux parents afin de savoir comment se diriger vers l'enfant malade», rapporte-t-elle.L'association ANIT a entamé depuis quelques années des démarches d'insertion et d'éducation, afin de donner à ces enfants la possibilité de se libérer durant quelques heures de la maladie qui, parfois, rappelons-le, les stigmatise et fait d'eux des êtres marginalisés. «Grâce aux nombreux bénévoles aux donations plus que généreuses, nous arrivons à organiser des sorties dès que les conditions météorologiques et logistiques le permettent».Lors de notre rencontre avec la fondatrice de l'association, l'insertion en milieu scolaire était à l'ordre du jour, et elle l'est toujours. Le nombre de 300 enfants scolarisés a été avancé et l'opération de scolarisation continue. Notre interlocutrice a, par ailleurs, expliqué que de nombreux enfants ont été scolarisés. Des classes spéciales ont été aménagées dans des établissements scolaires pour l'accueil de ces enfants en quête d'apprentissage. «Grâce au wali d'Alger, qui nous aide, nous arrivons à l'insertion d'enfants ainsi qu'à l'organisation de plusieurs sorties par an. La wilaya d'Alger met à notre disposition un dispositif plus qu'important.Elle nous apporte des bus ainsi qu'une escorte dans nos différents déplacements», a-t-elle conclu. Mais comme toujours, des problèmes surgissent parfois et les parents sont les premiers à constater ces faits. Le père d'un trisomique, âgé de 5 ans, déclare que son enfant est laissé pour compte. «Mon fils est scolarisé dans un centre étatique, mais il ne faut pas se mentir, les autorités compétentes n'assurent pas leur fonction comme il se doit». L'association Tafaoul, dont le siège se trouve dans la commune de Dar El Beïda, travaille, elle aussi, avec des enfants trisomiques, ainsi que d'autres atteints d'autres troubles.Nous avons rencontré cette association durant l'une de leurs sorties, on avait observé comment ces enfants interagissaient avec les encadreurs, ainsi que le personnel de la protection civile, qui avait ouvert grandement ses portes à la caserne de la cité Mokhtar Zerhouni, dans la commune de Mohammadia. De nombreuses wilayas devraient suivre le modèle, en créant des cellules de communication entre parents et pédagogues, afin de savoir où se situe leur enfant. Tout ceci dans le but d'apporter un éclaircissement et des précisions quant aux différentes questions que se posent ces parents.
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