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En quête de marchés



En quête de marchés
Un grand intérêt est toujours enregistré pour le marché des services pétroliers.Les sociétés étrangères n'ont pas boudé la 5e édition du Salon international des fournisseurs de produits et services pétroliers, qui s'est tenue la semaine dernière à Alger. Elles y ont largement participé, malgré une conjoncture pétrolière difficile. Le marché pétrolier les intéresse, elles veulent passer par la grande porte, pas par la "porte de service". Petroltecnica, une entreprise italienne connue à l'échelle internationale en matière de services à l'environnement, de gestion des déchets, de remise en état des réservoirs... y a pris part. Cristina Maconi est manager à Petroltecnica. Rencontrée dans les coulisses du Salon, elle nous a expliqué les ambitions de la société dont elle fait partie, soulignant que l'Algérie est dans les tablettes de Petroltecnica. Celle-ci souhaite ainsi y placer une technologie brevetée dans l'assainissement des réservoirs souterrains, un service pétrolier qu'elle a également étendu aux raffineries et aux terminaux pétroliers. Cristina Maconi ajoute que Petroltecnica est dotée de l'expertise requise pour traiter de tous les aspects liés l'hygiène, à la sécurité et à l'environnement, notamment l'assainissement des sites contaminés.L'entreprise contribue à la "prévention" et à la "résolution" des problèmes environnementaux "du sol" et du "sous-sol" en offrant des services "spécialisés" et "intégrés", a-t-elle noté. Selon elle, le marché algérien est en plein essor, offrant de nombreuses opportunités pour des entreprises comme Petroltecnica, une société qui exporte de l'expertise depuis plusieurs années. Dans un proche avenir, a-t-elle annoncé, Petroletecnica va investir dans la création d'une société mixte, le but étant de développer des services et des produits dans le pétrole comme dans le gaz. Et de conclure : la direction de l'entreprise a l'ambition d'exporter vers l'Algérie de l'ingénierie et de la technologie en collaboration avec des partenaires locaux. Elle y tient. Global Oilfield Service, une société qui traite beaucoup avec de grosses boîtes américaines et européennes dans les services pétroliers, n'a pas manqué à l'appel. Elle ne semble pas connaître la crise pétrolière. L'entreprise, épaulée par des compagnies comme l'allemande Continental Contitech et l'américaine Sundyne, reste à l'écoute du marché, faisant la chasse aux affaires. Elle fournit une gamme complète d'équipements, de pièces de rechange et des services destinés au domaine pétrolier. Global Oilfield Service et ses partenaires se disent intéressés par des projets d'investissement en Algérie. L'entreprise veut aller au-delà du commercial. "Nous disposons de projets à l'étude, et nous en discutons ; il y a des opportunités à saisir sur le marché algérien. Et des sociétés comme Continental contitech ont l'intention d'y prendre pied", ainsi que nous l'explique Djaleleddine Touaïbi, ingénieur technico-commercial à Global Oilfield Service. Le marché local, Global Oilfield Service le connaît depuis 2008, "pas assez peut-être pour passer dans l'immédiat à l'opérationnel, à l'investissement", a toutefois tempéré notre interlocuteur. Red Sea Housing Service (RSHS), une société d'origine saoudienne, présente dans 70 pays, spécialisée dans la construction modulaire depuis plus de 40 ans, opère en Algérie depuis 2007. Elle ne semble pas avoir suffisamment de recul pour se lancer dans des projets locaux. Elle propose, pour l'instant, du clé en main. Catherine Mensah Brown, manager à Red Sea, affirme que la société, dont elle est l'une des responsables, dispose de capacités de concevoir, de planifier et de construire des bâtiments de qualité. Elle possède trois grandes usines situées dans trois régions du monde, avec une productivité de 2100 m2 par jour (toutes usines confondues). La société saoudienne ne paraissait pas enthousiaste quant à la mise en place d'une usine de production locale. Elle a monté des bases de vie pour le compte de Sonatrach. Ali Ghazi, general manager chez Red Sea, explique que l'entreprise essaye d'étendre son portefeuille de projets, avant de réfléchir à la création d'une usine de production en Algérie.Y. S.


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