«Pareils regroupements devraient être multipliés»
Invité à apporter son concours aux superviseurs-sélectionneurs du tournoi régional de prospection des jeunes talents, et ce, en compagnie de son coéquipier de l’ex-équipe FLN, à savoir Kerroum, Cheïkh Bekhloufi était, durant trois journées, au four et au moulin, conseillant les cadres, remontant le moral aux jeunes, plaisantant de temps à autre et prenant son café express avec la cigarette qui ne le quittait pas. Interrogé par la VO, cet Asémiste du cœur n’a pas mâché ses mots sur le football actuel et celui de demain.- Cheïkh, quel est votre avis sur ces sélections de jeunes ?
- En toute sincérité, c’est l’une des meilleures initiatives qu’il faudrait tout simplement multiplier, pour permettre aux sélectionneurs de puiser de ce terroir algérien. L’idéal serait de profiter des périodes des vacances d’hiver, de printemps et d’été pour entreprendre de pareilles activités, tournois, prospections, en faveur de ces gamins avides de compétitions, inter sélections, des communes, daïras et wilaya.
- Que faudrait-il leur offrir pour des résultats concrets?
- En priorité, l’infrastructure doit et devra être disponible parce que l’enfant a besoin d’espace pour jongler, dribbler, apprendre les positions de jeu etc. Il est impossible de parler formation sans les terrains et aires de jeu qui devraient exister disons, dans chaque quartier. Ensuite, c’est l’encadrement des jeunes qui devrait être d’un niveau appréciable, instruit, d’une très bonne éducation, dont nous serons les conseillers au vu de notre expérience d’ex-professionnels. Et puis, en dernier ce sera le matériel pédagogique approprié aux petites catégories parce que ces gamins doivent constamment s’entraîner, balle au pied avec un contact joueur-ballon, permanent, sous des formes jouées.
- Parlons des grands clubs d’Oran, voulez-vous ?
- Je vous répondrai en une seule phrase. Une ville de l’envergure d’Oran devrait avoir au minimum quatre grands clubs en Nationale 1 avec également trois à quatre grands stades.
- Quelques mots sur les équipes nationales de jeunes ?
- L’organisation générale est défaillante à presque tous les niveaux. Si l’on revoit la période, 80-90, nous aboutissons à une réalité : il y avait un excellent réservoir de jeunes, un peu partout, comme par exemple l’ASMO qui en 82-83, alimentait l’équipe nationale, cadets, juniors, avec huit joueurs titulaires. D’ailleurs avec ces jeunots, l’ASMO, que j’entraînais, était parvenue en finale de la coupe d’Algérie face au MCA, de la belle époque, au stade du «5 Juillet».
- Le dernier mot Cheïkh ?
- Je laisse le soin à M. Medjadj de clôturer l’entretien.
- (M. Medjadj) Franchement, nous sommes honorés d’écouter et de suivre les conseils et les orientations de nos illustres maîtres dont fait partie Cheikh Bekhloufi que nous respectons du fond du cœur et avec lesquels les débats sont enrichissants et inépuisables. Merci»
Nordine Benouda
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com