Quelque 11 milliards de dollars ont été transférés entre 2006 et 2007, par des entreprises étrangères issues de pays différents, a indiqué hier le président de la Commission coopération au sein de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci) M. Korichi Mustapha. Intervenant à l'occasion d'un séminaire algéro-belge sur « le concept de la qualité » organisé au siège de la Caci à Alger, Korichi a souligné que la somme représente les bénéfices réalisés en Algérie par seulement deux entreprises dans le secteur des hydrocarbures et qui a été transférée vers leurs pays d'origine. Même si le transfert de ses bénéfices est un acte tout à fait légal, il n'en demeure pas moins que ces entreprises auraient pu investir une partie de cet argent dans notre pays si l'environnement s'y prêtait totalement. C'est ce qu'a sous-entendu le président de la Commission coopération de la CACI en soulignant qu'il faudrait absolument accéder à la «certification» des produits locaux pour pénétrer le marché étranger. La promotion des produits hors hydrocarbure devient ainsi une nécessité, explique M. Korichi pour qui le changement de tendance de fonctionnement en Algérie passe par le chemin de la «certification volontaire» des entreprises.
C'est justement l'objet du séminaire algéro-belge qui devait débattre de la problématique de la qualité.
«La qualité est incontournable pour le développement des PME», a indiqué Mme Fruithol Kathlijin, attachée économique et commerciale près de l'ambassade de Belgique à Alger.
Intervenant lors du séminaire qui a regroupé nombre de chefs d'entreprises, l'intervenante dont la mission est de trouver des marchés en Algérie, pour des entreprises belges notamment, a fait savoir que de la qualité d'un produit y va carrément de la survie d'une PME.
Ainsi, l'expérience belge et européenne de manière générale a été longuement présentée hier, notamment par Adam Jean Jacques, expert en management de la qualité qui présentera une communication sur l'organisation de l'appareil de production grâce aux outils de qualité.
«La qualité est incontournable pour la pérennisation d'une entreprise», a déclaré pour sa part Mme Bentahar Amina, chef de département au centre algérien de la qualité et de la répression des fraudes (CACQE).
L'intervenante, qui affirme que le dispositif législatif algérien a été adapté conformément aux règles de l'OMC, a rappelé qu'avant 1989, aucun dispositif de protection du consommateur n'existait.
Depuis, une centaine de textes réglementaires ont été mis en place, indique la représentante du CACQE qui souligne que le centre dispose aujourd'hui de 19 laboratoires ainsi que de 500 agents de contrôle.
Le centre, poursuit-elle, qui dispose également de 43 chercheurs, a les capacités d'analyser jusqu'à 40.000 échantillons par année.
Présentant une communication sur «le dispositif légal et organisationnel du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes en Algérie», elle a annoncé par ailleurs la création prochaine d'un nouveau centre de perfectionnement des agents de contrôle au niveau de la nouvelle ville de Sidi Abdellah à l'Est d'Alger.
Le nouveau centre qui devrait ouvrir ses portes en 2010 devrait recruter quelque 1.500 universitaires pour leur spécialisation, a indiqué la chef de département au sein du CACQE.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Z Mehdaoui
Source : www.lequotidien-oran.com