Alger - A la une

EN GRÈVE POUR LES 11 ET 12 AVRIL COURANT Colère des travailleurs de la Solidarité



Le secteur, ô combien sensible, de la solidarité nationale sera paralysé, mercredi et jeudi prochains, suite à l'appel à une grève de deux jours qu'a décidée, hier, l'Union nationale des travailleurs du secteur de la solidarité, relevant du Snapap.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - C'était dans la foulée du sit-in tenu dans la matinée d'hier samedi, devant le siège du département ministériel, à l'occasion duquel la centaine de travailleurs du secteur venus des quatre coins du pays ont eu à dénoncer, près de trois heures durant, leur situation qu'ils qualifient de précaire. Un mot d'ordre de débrayage qui était dans l'air, puisque les syndicalistes en faisaient déjà part, mercredi dernier, à l'occasion d'une conférence de presse, et qui était tributaire de la volonté et de la disponibilité du ministre de les recevoir. Préalable qui n'a pu être exaucé à l'issue d'une rencontre entre des représentants syndicaux avec le secrétaire général et des cadres du département, élargie à des journalistes venus couvrir cette manifestation. M. Benhabyles fera savoir à ses interlocuteurs, l'impossibilité pour lui de fixer une quelconque entrevue avec M. Barkat, au vu de son agenda, tout en faisant savoir que le ministre a invité les syndicalistes du Snapap à faire connaître leurs revendications dans la perspective d'une rencontre. Ce que les représentants syndicaux ont catégoriquement refusé, estimant, comme Layachi Ben El Mili, chargé de l'organique au sein du Snapap, le signifiera, que «la tutelle a pris connaissance de la plate-forme de revendications de l'Union nationale des travailleurs du secteur de la solidarité relevant du Snapap et qu'ils exigeaient un rendez-vous avec le ministre». Pour M. Benhabyles, la manifestation d'hier participe plus d'une démarche purement tactique puisque sentant «une guerre de leadership d'avec l'autre entité syndicale affiliée à l'UGTA», surtout, précisera-t-il, que «les deux moutures liées au régime indemnitaire et au statut particulier sont fin prêtes et on pensait les remettre à la délégation pour enrichissement. Moutures auxquelles les deux syndicats ont été étroitement associés ». Accusation que réfute énergiquement M. Ben El Mili qui accuse la tutelle d'avoir finalisé les deux textes en solo et de vouloir gagner du temps, affirmant avoir «préconisé un travail en commission ad hoc mixte à même d'éviter qu'il ne traîne en longueur à coups de propositions et de contre-propositions, à ne pas en finir». En sus de ces deux points cardinaux de leur plateforme de revendications, les travailleurs du syndicat Snapap du secteur de la solidarité regrettent l'irrégularité dans la perception des salaires pour nombre d'entre eux, avec un retard de 5 mois pour certains. Ce que M. Benhabyles reconnaît, le mettant sur le compte d'une toute nouvelle mesure du ministère des Finances qui exige désormais les P-V d'installation des CA (conseil d'administration) des établissements du secteur. Ce qui n'est pas encore fait au niveau de 16 wilayas. Le SG du ministère de la Solidarité nationale dira encore que des établissements se sont retrouvés dans l'incapacité d'honorer les salaires de leurs personnels, pour avoir préféré d'abord procéder au paiement des arriérés de salaire. Et de rassurer que «la situation sera réglée et maîtrisée d'ici le mois prochain, avec la mise en place du budget 2012», affirmant que la tutelle «n'a jamais eu à faire dans le favoritisme au profit de l'UGTA». Autant d'affirmations qui ne semblent pas avoir un écho favorable auprès des syndicalistes, qui se disent non concernés par «ces problèmes et autres lenteurs administratives », l'essentiel pour eux étant de percevoir leurs salaires à temps et de bénéficier d'un statut et d'un régime indemnitaire, disent-ils, digne du travail titanesque qu'ils accomplissent au quotidien, au bénéfice des franges les plus vulnérables de la société.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)