Un coup de pouce inattendu à la production culturelle à travers cette mesure du président Abdelmadjid Tebboune, qui a décidé d'exonérer des frais de location des stands toutes les maisons d'édition participant à la 25e édition du Salon international du livre d'Alger (SILA), qui se tiendra du 24 au 31 mars 2022 au Palais des expositions des Pins maritimes. Cette mesure intervient au vu de la situation sanitaire mondiale, qui a provoqué le report de l'organisation de cette édition durant deux années consécutives (2020 et 2021), qui, de ce fait, a impacté l'activité de nombreux éditeurs, selon les explications du ministère de la Culture dans un communiqué publié sur sa page facebook. Soulignant, dans ce même contexte, que cela découle aussi de la volonté de l'Etat de promouvoir et de développer la production culturelle, notamment le livre, pour favoriser la lecture. Une bonne initiative qu'on ne soit pas arrêté à soutenir les produits alimentaires de large consommation et autres matériels électroniques, à travers le gel de tous les impôts et taxes, afin de protéger le pouvoir d'achat, et qu'on ait également pensé à soutenir la nourriture de l'esprit, la culture. Que peuvent rapporter ces décisions au citoyen et aux professionnels des secteurs concernés ' En toute logique, le gel des taxes et impôts devrait conduire à une baisse proportionnelle des prix à la consommation, notamment pour le cas des acteurs économiques qui paient leurs impôts. Ainsi que cette décision d'exonération des frais de location des stands à l'endroit des maisons d'édition participant au SILA 2022, qui devrait aboutir à une baisse des prix des livres exposés à la vente. C'est le résultat recherché par ces mesures. Reste à savoir si les commerçants et les éditeurs vont jouer le jeu et épouser cette logique en baissant les prix ' A moins d'un plafonnement des marges bénéficiaires par les pouvoirs publics, rien ne les engage formellement à baisser les prix, qui sont, par principe du marché, libres. Dans ce cadre, citons l'exemple de l'Algérienne des viandes rouges (ALVIAR) qui, en contrepartie des subventions accordées par l'Etat, oblige les éleveurs par le biais de conventions à réserver la totalité de leur production à ALVIAR, pour s'assurer, à travers son propre réseau commercial, que la viande soit vendue au consommateur final à un prix plus accessible. Rien de tel n'accompagne les mesures de gel des taxes et impôts, ainsi que l'exonération des frais de location consentie à l'égard des maisons d'édition au prochain SILA. Doit-on uniquement se fier à l'esprit d'honnêteté des concernés ' Difficile à imaginer quand on sait pertinemment qu'en Algérie, les prix sont très sensibles et prompts aux augmentations, alors que la tendance à la baisse est très lourde à la détente, voire très rare ou jamais vue. La vérité se fera jour dans peu de temps.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com