En attendant de lancer la 3G pour le mobile, l'Algérie compte développer la 4G pour la téléphonie fixe et au profit des start-up.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Jeudi dernier, la technologie de réseaux mobiles LTE (Long Term Evolution), donation du leader Nokia Siemens Networks, a été testée au Cyberparc de Sidi- Abdallah (Zéralda), en présence du ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication. Permettant l'augmentation du débit d'internet et la transmission très rapide des images et des sons (100 MBps par seconde), cette technologie fait déjà l'objet d'applications développées par plusieurs start-up installées dans ce parc technologique et est destinée aux ingénieurs en télécommunications. C'est «un début», dira Moussa Benhamadi qui considère la nécessité d'«anticiper» et relève que des plateformes similaires pourront être généralisées. Comme il appelle les divers équipementiers qui «ont bénéficié du marché algérien» à participer à la dynamique de maîtrise des technologies. Et cela même si, reconnaît-il, l'Algérie accuse un «retard» dans l'accès à internet haut et très haut débit, malgré les efforts conséquents développés. En ce sens, le ministre des TIC a indiqué que l'opérateur public Algérie Télécom est en quête de partenariats avec des fournisseurs d'accès. En ce sens, Algérie Télécom a été autorisée à déployer un réseau «expérimental élargi» destiné «exclusivement» à la téléphonie fixe, permettant de couvrir les zones montagneuses et rurales, notamment. Ainsi, le développement du LTE, une version proche de la téléphonie fixe de quatrième génération (4G), devrait booster davantage le développement des télécommunications en Algérie, au grand satisfecit du directeur exécutif Nokia Siemens Networks Afrique, Dimitri Diliani, et de l'ambassadrice de Finlande, Mme Greta Hannele Voionmaa, disposés à renforcer la coopération bilatérale en ce domaine, de manière proactive. Et ce, en attendant que la téléphonie mobile de troisième génération soit lancée. A ce propos, Moussa Benhamadi réitère que la «reprise» du processus (lancement des appels d'offres) de la 3G est liée «uniquement» au dossier Djezzy (nom commercial d'Orascom Télécom Algérie). «Dès que ce dossier sera définitivement clos, le processus reprendra», affirme le ministre qui écarte de facto toute absence de capacités managériales et techniques pour l'appropriation de la 3G. Objet de négociations entre son propriétaire russe Vimpelcom et le ministère des Finances pour sa cession à 51% à l'Etat algérien, Djezzy, pourtant leader du marché mobile, est confronté à plusieurs problèmes d'ordre financier et judiciaire. Néanmoins, l'absence d'avancées dans ce dossier génère, potentiellement, d'importantes pertes financières pour le marché algérien de dernière génération
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : C B
Source : www.lesoirdalgerie.com