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« En 2040, un Algérien sur cinq aura plus de 60 ans »



« En 2040, un Algérien sur cinq aura plus de 60 ans »
Le vieillissement de la population est l'une des plus importantes transformations de la société. Si l'Occident, s'est préparé depuis plusieurs décennies, cela n'est pas le cas des pays en voie de développement.Le vieillissement de la population est l'une des plus importantes transformations de la société. Si l'Occident, s'est préparé depuis plusieurs décennies, cela n'est pas le cas des pays en voie de développement.Qu'en est-il de notre pays ' Nos dirigeants politiques et autres, qui ne rataient jusque-là aucune occasion pour répéter pompeusement que "l'Algérie est un pays jeune" et qui présentaient sa population comme un atout indéniable du développement économique, devront bientôt se raviser et trouver d'autres facteurs à mettre en relief.Et pour cause : les universitaires et chercheurs viennent de tirer la sonnette d'alarme sur le vieillissement accéléré de la population algérienne. «En 2040, un Algérien sur cinq aura plus de 60 ans ». Autrefois, les grands-pères étaient les colonnes vertébrales de la famille. Ils sont considérés comme détenteurs du pouvoir, également dans la gestion des affaires de la famille. Ils étaient les têtes pensantes et des transmetteurs de savoir, de savoirfaire et de traditions. Ils étaient craints, respectés et aimés.Aujourd'hui, rares sont ceux qui ont gardé cette place privilégiée dans une société en ébullition, qui se transforme sous l'emprise du rétrécissement de la famille et de la mobilité liés à plusieurs facteurs. D'ailleurs selon les études effectuées, la fin des années quatre-vingt et quatrevingt- dix, décennie marquée par les multitraumatismes générés par la crise multidimensionnelle qu'a vécue notre pays (terrorisme, crise économique et culturelle...), apparaissent des signes avantcoureurs qui ont suscité des interrogations.La transition démographique est confirmée, la pyramide des âges se transforme, sa base rétrécit et son sommet s'élargit ; l'exode massif généré par le terrorisme a fragilisé les familles et amoindri les solidarités ; ajouter à cela les conflits de générations. En plus, les séniors sont plus touchés par la crise et risquent plus de précarité en raison de la baisse du pouvoir d'achat.Mis à part ceux qui ont perdu les valeurs familiales et la conscience, leurs parents ou grands-parents vivent le plus souvent au sein de leur famille par obligation morale et sociale mais déplorent toutefois l'absence de dispositifs généralisés de protection sociale des personnes âgées laissées ainsi dépendantes des seules formes de solidarité familiale dans une société marquée pourtant par l'émergence d'un processus d'individualisation qui commence à toucher jusqu'aux régions rurales.Si la vieillesse peut être vécue comme un stade de passage ordinaire de la vie, elle est justement crainte pour les souffrances qu'elle peut générer. Ce qui fait peur ce n'est pas de vieillir. Il faut bien passer par là, c'est la dépendance et la souffrance, telle est la crainte existentielle, fondamentale de l'humanité ! Jacques Brel dans la chanson dira : « Mourir cela n'est rien, mais vieillir, ô vieillir !... »Si le vieillissement de la population algérienne est amorcé, tout simplement, il n'existe que peu de structures d'accueil pour les personnes du troisième âge. L'espérance de vie, quant à elle, ne cesse de progresser pour atteindre plus de 72 ans depuis 2007.Qu'en est-il de notre pays ' Nos dirigeants politiques et autres, qui ne rataient jusque-là aucune occasion pour répéter pompeusement que "l'Algérie est un pays jeune" et qui présentaient sa population comme un atout indéniable du développement économique, devront bientôt se raviser et trouver d'autres facteurs à mettre en relief.Et pour cause : les universitaires et chercheurs viennent de tirer la sonnette d'alarme sur le vieillissement accéléré de la population algérienne. «En 2040, un Algérien sur cinq aura plus de 60 ans ». Autrefois, les grands-pères étaient les colonnes vertébrales de la famille. Ils sont considérés comme détenteurs du pouvoir, également dans la gestion des affaires de la famille. Ils étaient les têtes pensantes et des transmetteurs de savoir, de savoirfaire et de traditions. Ils étaient craints, respectés et aimés.Aujourd'hui, rares sont ceux qui ont gardé cette place privilégiée dans une société en ébullition, qui se transforme sous l'emprise du rétrécissement de la famille et de la mobilité liés à plusieurs facteurs. D'ailleurs selon les études effectuées, la fin des années quatre-vingt et quatrevingt- dix, décennie marquée par les multitraumatismes générés par la crise multidimensionnelle qu'a vécue notre pays (terrorisme, crise économique et culturelle...), apparaissent des signes avantcoureurs qui ont suscité des interrogations.La transition démographique est confirmée, la pyramide des âges se transforme, sa base rétrécit et son sommet s'élargit ; l'exode massif généré par le terrorisme a fragilisé les familles et amoindri les solidarités ; ajouter à cela les conflits de générations. En plus, les séniors sont plus touchés par la crise et risquent plus de précarité en raison de la baisse du pouvoir d'achat.Mis à part ceux qui ont perdu les valeurs familiales et la conscience, leurs parents ou grands-parents vivent le plus souvent au sein de leur famille par obligation morale et sociale mais déplorent toutefois l'absence de dispositifs généralisés de protection sociale des personnes âgées laissées ainsi dépendantes des seules formes de solidarité familiale dans une société marquée pourtant par l'émergence d'un processus d'individualisation qui commence à toucher jusqu'aux régions rurales.Si la vieillesse peut être vécue comme un stade de passage ordinaire de la vie, elle est justement crainte pour les souffrances qu'elle peut générer. Ce qui fait peur ce n'est pas de vieillir. Il faut bien passer par là, c'est la dépendance et la souffrance, telle est la crainte existentielle, fondamentale de l'humanité ! Jacques Brel dans la chanson dira : « Mourir cela n'est rien, mais vieillir, ô vieillir !... »Si le vieillissement de la population algérienne est amorcé, tout simplement, il n'existe que peu de structures d'accueil pour les personnes du troisième âge. L'espérance de vie, quant à elle, ne cesse de progresser pour atteindre plus de 72 ans depuis 2007.


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