Elles étaient plus d'une centaine à se rassembler hier devant le siège de la Centrale syndicale pour exprimer «nos préoccupations concernant notamment les nouveaux horaires de travail imposés unilatéralement par l'administration centrale de notre entreprise. Elles, ce sont les éducatrices de Presco, une Epic rattachée à la wilaya d'Alger.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Elles ont choisi le second jour du weekend pour investir la rue et exprimer leur colère. «Si c'était un jour de semaine ouvrable, on nous aurait accusées d'abandon de travail et par voie de conséquence, des mesures répressives seront prises à notre encontre», expliquent- elles. En effet, la centaine d'éducatrices, voire plus, ont crié haut et fort ce samedi leur colère. Venues des quatre coins de la capitale, les éducatrices de Presco n'ont pas trouvé mieux, à en croire leurs dires, que «de se rassembler à l'extérieur du siège de la Maison du peuple pour dénoncer les dépassements opérés par l'administration concernant les nouveaux horaires de travail». Des horaires de travail qu'elles qualifient «d'absurdes et qui risquent d'engendrer dans un avenir proche de véritables situations conflictuelles». «Ces nouveaux horaires sont une insulte grave prononcées à l'endroit des éducatrices et un outrage manifeste induit à des enfants innocents, qui seront privés d'un encadrement approprié», lit-on dans une lettre adressée par le collectif des éducatrices à la directrice générale de l'Epic Presco et dont le Soir d'Algérie a obtenu une copie. A l'origine de cette situation, la mesure de déploiement prise par l'employeur à la veille de la rentrée sociale et qui de l'avis des contestatrices est «antiréglementaire». En effet, la réception dans les prochains jours de nouvelles structures a contraint l'administration à redéployer son personnel et ce, «pour une meilleure couverture pédagogique ». Or, pour les éducatrices contestataires, «la décision prise par l'employeur est antiréglementaire et porte à la fois préjudice tant à l'image de marque de notre entreprise qu'à son personnel encadreur». «Aucun paramètre n'a été pris en considération. Ni l'éloignement, ni notre statut professionnel, encore moins la qualité de l'encadrement. On nous a mis devant le fait accompli». «Nous vous demandons de prendre des mesures urgentes pour annuler cette grille d'horaires totalement incompatible avec les besoins exprimés pour un meilleur encadrement des enfants en bas âge», ajoute-t-on. Les éducatrices contestatrices réitèrent en la circonstance, «notre vœu de voir notre employeur examiner favorablement notre situation préoccupante et ce en concertation avec les services et autres institutions concernés» et d'ajouter : «La révision de la grille des horaires aura des conséquences positives tant sur notre entreprise, ses employés que sur les enfants. Nous demandons seulement qu'on soit écoutées et respectées en tant qu'éducatrices dont certaines ont passé des dizaines d'années au sein de cette entreprise.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com