
Attaque acerbe que celle que le président du Front El Moustaqbal a réservée à l'opposition en général et à Ali Benflis plus particulièrement.M. Kebci - Alger (Le Soir)Certes Abdelaziz Bélaïd a pris le minutieux soin de ne pas le citer nommément, mais tout le monde parmi les journalistes présents à un point de presse animé, hier samedi, en marge de la cérémonie célébrant le troisième anniversaire du parti, aura compris qu'il s'agissait de l'ancien chef du gouvernement et ex-patron du FLN. «Pourquoi ne s'est-on pas retiré de la dernière élection présidentielle à la vue du Président votant sur un fauteuil roulant ' Une scène que tout le peuple algérien a vue», a répliqué Bélaïd à ceux qui revendiquent l'application de l'article 88 de la Constitution et des élections présidentielles anticipées. Surtout, ajoutera-t-il, que l'on «savait» l'issue dudit scrutin.Et le président du Front El Moustaqbal ne s'arrêtera pas à cette «pique» puisqu'il accusera cette même opposition dont se réclame Benflis de «stérilité», de ne se «focaliser» que sur la personne du président de la République, de «manquer» de présenter des alternatives, des idées «nouvelles» et «novatrices», et de vouloir arriver au pouvoir «quel que soit le moyen».Ne s'arrêtant pas là , le président du Front El Moustaqbal dira que c'est son parti et «pas le RCD» qui était le premier à revendiquer par «écrit» une commission indépendante de supervision des élections, comme exigé par cette opposition qui, décidément, ne trouve pas grâce à ses yeux.Ceci même s'il se solidarise avec elle en dénonçant l'interdiction de manifester dans la rue dont elle a fait l'objet mardi dernier.Et comme pour prendre également des distances par rapport au pouvoir, Bélaïd se défendra de servir de «suppèt» du système qu'il qualifiera de «têtu».«Nous ne tenons pas le bâton au milieu», précisera-t-il, excluant toute velléité du parti de rejoindre le gouvernement dans les conditions actuelles où «l'allégeance à la personne» est de mise. «Nous ne rejoindrons l'Exécutif que sur la base d'un contrat politique», dira-t-il, lui qui revendique un gouvernement «politique».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com