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«Elle fait main basse sur le pétrole libyen» ZOHRA DRIF S'EN PREND À L'OTAN



«Elle fait main basse sur le pétrole libyen»                                    ZOHRA DRIF S'EN PREND À L'OTAN
Un comité international de veille pour défendre l'intégrité et la souveraineté des nations est né.
«Le mouvement syndical international a vendu son âme», a déclaré Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l'Ugta, lors de la Conférence internationale d'urgence contre les guerres d'occupation, qui s'est achevée hier à l'hôtel Safir, d'Alger, après trois jours de fructueux débats.
Les travailleurs sont menacés de toutes parts, leurs emplois également. Zohra Drif Bitat, sénatrice, estime, pour sa part, que ce qui motive le plus les grandes puissances, c'est l'argent et son corollaire, c'est-à-dire le profit. «Que ce soit en Irak, en Libye ou dans tous les pays où elles sont intervenues, les forces de l'Otan ne l'ont pas fait pour venir en aide aux populations civiles en place, mais pour occuper militairement ces pays et faire main basse sur leur pétrole», explique-t-elle.
Profitant de son passage à la tribune, l'oratrice n'a pas omis de parler de l'Algérie dont les prises de position en faveur d'un monde nouveau, débarrassé des forces du mal et de l'argent, dérangent beaucoup d'intérêts. «L'Algérie dérange la France qui ne lui a jamais pardonné l'affront qu'elle lui a fait subir lors de la Guerre d'Algérie et rêve secrètement d'une revanche.»
Le représentant du Burkina Faso abonde dans le même sens, mais pour lui «l'Algérie est un pays à part qui s'est forgé dans la douleur en venant à bout d'une des plus grandes puissances militaires de l'ère moderne.
Ce n'est ni la Tunisie, ni la Libye, ni l'Egypte, car ce qui s'est passé dans ces trois pays n'a rien à voir avec ce qui se passe en Algérie, qui est respectée partout dans le monde et qui oeuvre pour le bien de son peuple. Il n'y a qu'à voir toutes les réformes qu'elle a engagées jusque-là».
Prenant la parole à son tour,, le représentant du Togo est revenu quant à lui, sur la réunion qui s'était déroulée à Alger et qui avait pour thème «Conférence mondiale ouverte contre la guerre et l'exploitation». «Nous nous opposons à la guerre qui entraîne pour les peuples et travailleurs du monde entier des souffrances intolérables et impose dans tous les pays la destruction de pans entiers de l'industrie, le chômage généralisé, les mesures de déréglementation, la destruction de l'enseignement, de la culture, de la désertification des campagnes et les exodes sans fin.
Nous nous opposons aux ingérences étrangères, aux menaces d'intervention militaire, où que ce soit, et à la présence de bases militaires impérialistes qui remettent en cause la souveraineté des nations», a-t-il tenu à rappeler. Informés par les responsables des syndicats des travailleurs de la compagnie publique d'électricité de la Grèce, Genop-Deh, de la répression qui frappe 15 syndicalistes grecs et parmi lesquels Nikos Photopoulos, président du syndicat, les participants, tout en condamnant ces atteintes aux libertés syndicales, ont décidé d'en informer les organisations ouvrières du monde entier et d'entreprendre des démarches auprès des autorités grecques afin qu'elles lèvent immédiatement les poursuites judiciaires contre les intéressés.
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