Alger - Revue de Presse

Elle durera trois jours Grève dans la fonction publique



La grève nationale de trois jours, les 10, 11 et 12 février, décidée par l'intersyndicale de la fonction publique qui regroupe huit syndicats autonomes de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de l'administration publique, est prévue pour aujourd'hui. Tous les cadres syndicalistes, que nous avons contactés hier, semblaient déterminés à aller jusqu'au bout de ce mouvement de contestation national qui, promettent-ils, paralysera l'activité de plusieurs secteurs de la fonction publique et notamment l'éducation nationale où les quatre syndicats (CNAPEST, CLA, SATEF et SNTE) ont déjà fait montre de leurs capacités de mobilisation. La coordination nationale des sections CNES qui a rejoint récemment ce mouvement de protestation a également fait ses preuves et, sauf imprévu de dernière minute, plusieurs universités des grandes villes du pays comme celles de Bab Ezzouar (Alger), USTO (Oran) et Mentouri (Constantine) devraient répondre favorablement à cet appel à la grève. « La grève nationale de trois jours aura lieu. On reste attachés à notre plate-forme de revendications qui tourne autour de la consultation des syndicats autonomes dans l'élaboration des nouveaux statuts particuliers et du régime indemnitaire. On exige surtout une réévaluation du point indiciaire pour assurer des salaires décents à nos travailleurs en fonction de la cherté de la vie », déclare M. Lamdani, porte-parole du Cnapest, tout en regrettant que la hausse soutenue des produits de large consommation a rendu caduques les dernières augmentations de salaires. « Le gouvernement doit, au lieu d'évoquer la vérité des prix à chaque flambée du coût de la vie, parler de la vérité des salaires qui ne suffisent plus à garantir un minimum de dignité à nos fonctionnaires », martèle ce syndicaliste. Outre ces revendications sociales, il précise que le principal point contesté par l'intersyndicale demeure l'exclusion des syndicats autonomes de l'élaboration des statuts particuliers et du régime indemnitaire par le gouvernement. « On dénonce le mépris et l'arrogance qu'affichent les pouvoirs publics vis-à-vis des syndicats représentatifs de la fonction publique. Toute l'élaboration des statuts particuliers et du régime indemnitaire a été faite sans la consultation des vrais représentants des travailleurs », s'insurge le même syndicaliste. Cette vision est partagée par les autres cadres syndicaux qui ont énergiquement dénoncé la fermeture par le gouvernement de toutes les voies de négociations, ce qui a contraint les syndicats autonomes à recourir à la grève. « On fait cette grève nationale pour avoir le droit à la négociation avec les pouvoirs publics qui ne font rien pour apaiser la situation », souligne pour sa part M. Saadeli du Satef. Pour M. Bellik, secrétaire national du Conseil des lycées d'Algérie (CLA), le train de la contestation est désormais en branle et les syndicats autonomes ne feront plus marche arrière jusqu'à l'aboutissement de toutes les revendications légitimes des fonctionnaires. Selon ces cadres syndicalistes, l'abrogation dans l'immédiat de l'article 87 bis qui pénalise, selon les syndicats autonomes, les bas salaires et se répercute par conséquent sur le calcul de l'ensemble des salaires des fonctionnaires, reste parmi les plus importantes revendications de l'intersyndicale de la fonction publique. Il est à noter que l'intersyndicale avait déposé un préavis de grève de trois jours le 2 février dernier à la chefferie du gouvernement.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)