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Elle célèbre aujourd'hui sa journée internationale sur fond d'interrogations



Elle célèbre aujourd'hui sa journée internationale sur fond d'interrogations
Le 3 mai, un moment d'introspection. Un moment de méditation. Un moment pour la presse pour se retrouver en face d'elle-même. Cette année 2014 a connu une nette amélioration...des turpitudes et des restrictions dans la courte vie de la presse algérienne et surtout dans la vie professionnelle des journalistes qui sont passés de l'allié indéfectible dans les années 1990 à la cible facile des attaques venant de toutes parts.Outre les entraves, le journaliste algérien ne bénéficie d'aucune protection particulière dans l'exercice de son métier. Cela va des pressions jusqu'au harcèlement et à l'interdiction implicite d'accéder aux sources d'information. Si l'Etat a pris la responsabilité, malgré lui bien entendu, d'ouvrir le secteur en mettant en place les instruments de sa régulation, il n'a pas tardé, passé l'intermède de la décennie noire, à ressortir sa boite à outils pour remettre les vis en place et les resserrer chaque fois un peu plus.Certes, l'ouverture a permis à des journalistes du secteur public de créer des journaux privés avec à l'appui des mesures d'encouragement et d'accompagnement pour leur garantir le décollage.À ce niveau, le gouvernement de l'époque paraissait avoir pris ses responsabilités, mais cette ébauche n'a pas tenu compte de tous les segments et n'a pas pris en compte tous les acteurs de cette nouvelle aventure.Les mécanismes de régulation mis en place n'ont pas tardé à céder devant une large opération de remise en cause de cet acquis. Et c'est ainsi que la page Hamrouche a été définitivement tournée pour laisser place à une ère d'aventure aléatoire sans contours, avec navigation au gré des conjonctures l'ayant amenée à jouer en dehors de son terrain, en s'impliquant, comme un militant avec un parti pris, dans les questions politiques et sécuritaires.La loi sur l'information est mise en veilleuse avec, cependant, les sanctions allant jusqu'à des peines de prison maintenues.Durant une décennie, la presse s'est bien portée. Financièrement, la corporation, les professionnels ont vécu le pire cauchemar dans l'exercice de leur fonction avec les risques sécuritaires, mais aussi, dans la majorité des cas, une totale absence de couverture sociale et d'assurance. Et des salaires bien en deçà de la décence. La seule mesure sécuritaire a été de loger la majorité des journalistes dans les hôtels de la côte ouest d'Alger.Puis vint le temps des grandes restrictions avec la nouvelle loi sur l'information qui intègre le code pénal. Cette situation va s'aggraver avec les divergences entre les professionnels qui vont se solder par une sorte d'émiettement syndical. Ce qui permettra à des ministres de reprocher aux journalistes leur incapacité à se doter d'un syndicat revendicatif.En définitive, c'est le stand-by en l'absence d'une introspection, d'un bilan et surtout d'un débat sur ce parcours atypique de la presse algérienne.Combien de jeunes journalistes peuvent aujourd'hui lancer une publication ' Comment ' Comment pourront-ils créer des chaînes de télévision ' Qu'en est-il de la distribution des subventions, des aides aux médias ' Quelle est la part du journaliste dans cette aide de l'Etat ' Autant d'interrogations qui se posent à la presse algérienne.D. B.NomAdresse email


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