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Elle a enregistré une émission à la salle de conférences du tennis



Elle a enregistré une émission à la salle de conférences du tennis
Dans le cadre de son émission hebdomadaire «El Bahdja andkoum», la chaîne de radio locale El Bahdja était l'hôte, hier, de la commune de Hydra.Dès la matinée, Chetrane Assaous, directeur et animateur de cette jeune radio, était prêt à lancer les débats à la salle de conférences du tennis de Hydra. Il était entouré d'anciennes gloires de la commune comme Abdelkader Lamoudi, une des figures emblématiques de la Révolution algérienne et membre des 22 personnalités qui ont lancé l'appel pour le déclenchement de la Révolution algérienne. D'ailleurs, selon Nazim Aziri, écrivain et journaliste à Canal Algérie et «fils de Hydra», du groupe des 22, seules trois personnalités, à savoir Abdelkader Lamoudi, Athmane Belouizdad et le colonel Amar Benouda, sont encore en vie. D'autres invités de marque entouraient Chetrane pour évoquer des souvenirs de ce que fut Hydra, élevée au rang de municipalité, faut-il le rappeler, en 1984 suite au nouveau découpage administratif.Cette jeune commune de plus de32 000 habitants est considérée comme l'une des plus riches d'Alger dès lors qu'elle abrite plusieurs grandes entreprises publiques et privées mais aussi des ambassades et autres institutions de souveraineté.L'autre invité de marque de cette matinée n'était autre que Lamine Bechichi, ancien ministre et ancien directeur de la Radio algérienne. L'animatrice, Amina Ziri, n'arrivait pas à contenir ses larmes face à cette personnalité politique et culturelle. Lamine Bechichi a été, par la suite, rejoint sur le plateau par l'un de ses anciens élèves au tout début des années 1960. Bechichi dira que son plaisir était que «les gens soient satisfaits de mon travail.Que je puisse circuler et me promener à Hydra ou ailleurs la tête haute avec le devoir accompli. C'est cela le plus important pour moi».Inutile de préciser que Lamine Bechichi est derrière la création de Radio El Bahdja, avec Luc Chaulet, le fils des regrettés Pierre et Claudine Chaulet. Des problèmes ont été soulevés, comme celui de l'absence d'un centre culturel à Hydra, en dépit de l'aisance financière de cette municipalité.Le siège de l'actuelle direction générale de la Protection civile était destiné à abriter le centre culturel d'Hydra.«Cet édifice a été transféré vers la Protection civile depuis des années mais nous ne savons pas pour quelles raisons», dira l'intervenante. Idem pour le problème de transport qui mine certains quartiers de la municipalité.Les seniors des quartiers Sellier, Paradou ou encore du Hoggar éprouvent d'énormes difficultés pour rejoindre le centre-ville d'Alger ou encore Bir Mourad Raïs et Ben Aknoun.«Nous avions une ligne de transport de l'Etusa, le numéro 44, qui ralliait Hydra à Ben Aknoun en passant par la cité Sellier et le Paradou.Aujourd'hui, un seul bus privé assure la liaison et il n'arrive pas à répondre à la demande des habitants de cette commune», diront des résidents présents à la salle de conférences.Idem pour les taxis collectifs qui assuraient un transport fluide et régulier vers la place 1er Mai et Alger-Centre. Aujourd'hui, ces taxis sont de plus en plus rares.Il faut débourser parfois 200 à 300 DA pour aller à Alger-Centre, ce qui est trop cher pour les petites bourses», s'indignent certains habitants.


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