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Elle a d' recevoir, dans l'urgence, sinistr's et relog'sBirtouta : une commune prise au d'pourvu



Elle a d' recevoir, dans l'urgence, sinistr's et relog'sBirtouta : une commune prise au d'pourvu
Récupération - Par besoin de foncier, on a rattaché Birtouta, une commune qui dépendait de la wilaya de Blida, au GGA (Gouvernorat du grand Alger).Située dans la partie nord de la plaine de la Mitidja, Birtouta a été érigée en commune par le décret du 10 août 1875. «Le point sur lequel s'est créée cette commune portait, avant l'ère coloniale, le nom qui a été adopté pour ce centre de Bir Touta, c'est-à-dire : puits du mûrier.»
Cette ville coloniale, qui donne vraiment envie d'y rester pour longtemps, attire le visiteur par son calme, par l'alignement du ficus troène tout au long de sa rue principale, et surtout par son jardin public, créé en 1921.
Le charme de cette ville se situe aussi dans l'harmonie de ses anciennes bâtisses, couvertes de tuiles et la petitesse de son église. Cependant, en dépit de son importance, cette localité ne possède ni agence bancaire, ni bibliothèque municipale, ni maternité.
A côté de ce manque, la population locale se heurte à une cherté exceptionnelle de la vie. Une cherté des légumes et fruits, dans cette région à vocation agricole, demeure inexplicable pour nombre de citoyens. «Même au c'ur de la Mitidja, l'orange coûte plus cher qu'ailleurs», nous dira Abdelhamid, un retraité de l'enseignement. «Moi, je fais mes courses à Hydra, ça me revient moins cher», ironise Belkacem, un autre retraité. Cela pousse donc beaucoup de ménages à s'approvisionner dans les marchés avoisinants, comme ceux de Birkhadem, Douéra et Tessala El-Merdja. Depuis son rattachement au Gouvernorat du Grand Alger, Birtouta s'est vu envahir par le béton.
Des particuliers y ont érigé des villas, et les pouvoirs publics y ont construit des bâtiments. Ces derniers ont servi à reloger des familles sinistrées des inondations de Bab El-Oued, ainsi que desfamilles issues des opérations de «dégourbisation» de Diar Echems, d'El Harrach, d'Hydra et de Dergana. Toutes ces familles ont été alors entassées dans une cité dite des 1680-Logements. Des logements attribués sans la mise en place de commodités pour assurer une vie décente aux familles relogées.
Cela a provoqué une surcharge à tous les niveaux dans la commune de Birtouta. C'est ainsi que les établissements scolaires, le centre de santé, l'agence postale et la mairie peinent à répondre aux exigences d'une population, dont le nombre se multiplie rapidement pour atteindre les quarante mille âmes. Perchée sur une colline dominant le centre-ville de Birtouta, la cité des 1680-Logements semble comme un organe détaché d'un corps.
- La cohabitation est plutôt difficile entre originaires du patelin et relogés. Si les premiers perçoivent les seconds comme porteurs de violence, ceux-ci se sentent comme délaissés par l'administration locale. Birtouta n'a jamais connu les vols et les meurtres... Maintenant, il y a un climat d'insécurité qui y règne. «Allez voir à la gare routière», nous dit un jeune sédentaire, rencontré sur la placette en fin de journée. Et son compagnon d'ajouter : «On allait improviser une marche durant le mois de Ramadhan passé pour réclamer la sécurité, mais ...» A ce sujet, on se demande si les opérations de relogement ont été accompagnées d'un travail psychologique.
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