Seul parti à avoir tourné le dos aux législatives du 10 mai dernier, le RCD participera, à coup sûr, aux élections locales du 29 novembre prochain.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Sans nul doute que la session du conseil national du RCD, prévue ce vendredi à Alger, entérinera le mot d'ordre de participation aux élections locales. Un mot d'ordre qui ne fait pas l'ombre d'un doute tant la question semble avoir été largement débattue depuis le dernier congrès du parti. C'était à l'occasion des rencontres régionales des cadres, une huitaine, que le successeur de Saïd Sadi à la tête du parti a eu à présider en personne aux quatre coins du pays durant les mois de mai et juin derniers. Une position qui fera, certainement, débat, tant le parti semble être attendu sur cette contradiction, celle de boycotter un rendez-vous électoral pour adopter un autre quelques mois plus tard. Ce à quoi le RCD a tout l'air de s'être préparé en conséquence. «Nous n'avons de leçon à recevoir de quiconque », affirme, tout de go, Hakim Saheb, le secrétaire national chargé de l'organique au sein du parti pour qui les «législatives et les locales diffèrent en tout». Notre interlocuteur dira qu'il s'agira pour le RCD de «s'approprier le maximum d'espaces de proximité avec le citoyen dont il s'agira de s'occuper des préoccupations quotidiennes». Et de relever les velléités de «brouillage» des collectivités locales en revoyant à la hausse l'importance des collectivités locales qui ne peut être justifiée, selon lui, que «par le souci du pouvoir de s'assurer des appendices locaux à travers la répartition de la rente parmi ses clientèles». Et à Saheb de renchérir en affirmant que «nos élus de la mandature qui finit peuvent se targuer de bilans qu'aucun autre parti n'a réalisé et il serait injuste de les empêcher de poursuivre leurs œuvres». Il est à rappeler que lors des élections locales du 29 novembre 2007, le RCD a pu sortir de son «gheto» kabyle dans lequel il a aussi surclassé, notamment à Tizi-Ouzou, son frère-ennemi, le FFS. Le parti a, en effet, arraché des sièges aux APW et aux APC et même la gestion de communes loin, très loin même de ses bastions traditionnels (Béni- Abbès à Béchar, Berriane à Ghardaïa, Héliopolis à Guelma, Collo à Skikda, à Saïda, Djelfa et autres Tipasa, Aïn-Temouchent et Relizane).
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com