À la veille de l'ouverture de la campagne électorale, le premier secrétaire du FFS a animé un point de presse dans lequel il justifie la participation de son parti à cette consultation pour 'ne pas laisser les citoyens seuls".
Le premier secrétaire du FFS ne semble pas se faire trop d'illusions au sujet de ces élections qu'il craint d'être 'une péripétie de plus dans la longue histoire des occasions perdues par un pouvoir qui ne peut pas, qui ne veut pas ou qui ne sait pas entreprendre de vraies réformes". Face au statu quo politique dans lequel végète le pays, les citoyens risquent de bouder les urnes. 'Les changements espérés par les Algériennes et les Algériens ne sont pas venus et cela explique peut-être le manque d'enthousiasme pour cette échéance électorale", estime-t-il. Le premier secrétaire du FFS voit dans les élections du 29 novembre 'une dernière chance" pour le chef de l'Etat afin de 'prouver son désir de démocratiser le pays et de renouer avec le projet libérateur algérien, là où il a été interrompu, c'est-à-dire au seuil de l'organisation démocratique et du pouvoir à l'orée de l'Indépendance".
À entendre Ali Laskri, la participation du FFS aux prochaines joutes électorales est une suite logique de son implication aux dernières législatives. 'Pour le FFS, la participation aux élections locales est une constante de sa stratégie politique. Mais en plus pour cette échéance, sa participation revêt un caractère politique comme sa décision de prendre part aux élections législatives du 10 mai 2012. C'est une participation liée au contexte et destinée à poursuivre l'effort de réhabilitation du politique, de remobilisation du parti et de la société", a-t-il expliqué. 'Nous n'allons pas laisser seuls les citoyens", s'est-il exclamé. Il y a lieu de signaler que le FFS a présenté 22 listes APW et 319 listes APC à travers 34 wilayas du pays. Avec quelle ambition part le parti de Hocine Aït Ahmed à ces élections ' 'En 2007, nous avons accusé un recul, notamment dans notre bastion qu'est le centre du pays. Nous ambitionnons donc de faire des résultats plus positifs. J'y crois beaucoup", a-t-il répondu.
Interrogé sur l'annonce de la création d'un parti politique par Karim Tabbou, ancien premier secrétaire du FFS, Ali Laskri a eu cette réponse lapidaire : 'Je refuse de me prononcer sur ce dossier qui est clos. Quant à vous journalistes, vous pouvez écrire encore là-dessus pour vendre vos journaux."
Réagissant au bras d'honneur de l'ancien ministre français de la Défense, Gérard Longuet, le premier secrétaire du FFS l'a qualifié de 'réaction honteuse, vulgaire et indigne d'un ex-ministre de la République française".
Parlant de la situation au nord du Mali avec la perspective d'une intervention militaire, Ali Laskri a déploré la perte par l'Algérie de son influence diplomatique sur les plans régional et africain. 'La capacité d'intervention du gouvernement algérien pour infléchir le cours de ces évènements apparaît limitée et que l'Algérie risque d'être entraînée dans une intervention militaire au Mali. Ceci remettrait en cause toute la doctrine de défense de notre pays. En tout cas, elle est révélatrice de l'échec de sa diplomatie", a-t-il soutenu lors d'une conférence de presse animée hier au siège national du parti à Alger. 'Plus grave, c'est la porte ouverte à une remise en cause des frontières héritées de la période coloniale et de toutes les résolutions prises au sein de l'OUA et de l'Union africaine", a-t-il ajouté, non sans avoir rappelé que son parti a exprimé depuis plusieurs mois 'son inquiétude concernant la situation régionale, notamment à propos des évènements qui se déroulent dans le Sahel et des pressions politiques et diplomatiques qui pourraient être exercées sur l'Algérie". 'La diplomatie algérienne a accusé un recul et le pays n'est pas assez fort pour faire face aux pressions" a-t-il encore déploré.
A. C.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arab Chih
Source : www.liberte-algerie.com