
La campagne électorale pour les élections législatives du 4 mai prochain sera mise à profit par l'opposition à l'effet de démentir tout ce qui lui est prêté comme «stérilité» en matière d'alternative, elle qui est accusée de «noircir» la situation du pays et de ne tenir qu'un discours «défaitiste» et «alarmiste».Mohamed Kebci-Alger (Le Soir) - Preuve en est que l'écrasante majorité des partis qui composent l'opposition nationale a justifié son mot d'ordre de participation à ce scrutin par son souci de profiter justement de cette campagne électorale pour en faire une «tribune» politique en vue d'une meilleure «visibilité», surtout que pour certains de ces partis, ils ont eu à subir un boycott médiatique quasi systématique.Il s'agira également d'émettre, pour chacun d'entre eux, ses propositions, voire ses solutions de sortie de la crise dont ils ne cessent d'avertir depuis au moins trois ans.Certes, ces partis n'ont, pour leur majorité, pas encore finalisé leurs programmes électoraux, exception faite peut-être du RCD qui a adopté le sien pour avoir été le premier à annoncer sa participation à ces élections. Mais certainement que la mauvaise gouvernance, voire la non-gouvernance que ces partis n'ont de cesse de dénoncer ces dernières années sera au cœur de cette campagne électorale.Ce que, d'ailleurs, au MSP, on confirme puisque le vice-président du mouvement, que la crise économique que traverse le pays mais surtout son substrat politique, soit la gouvernance, occupera l'essentiel du programme électoral du parti. «Nous allons mettre le doigt notamment sur les fléaux de la corruption, des passe-droits et de la bureaucratie et nous insisterons sur l'impératif d'identification des responsabilités», affirmait, hier Naâmane Laouer. Ceci quoique pour notre interlocuteur, il s'agira de tenir un «langage de vérité pour le peuple au sujet du non-sens politique, à ses yeux, que constitue le fait que quelle que soit la majorité parlementaire qui sortira au soir du 4 mai prochain, le gouvernement qui en sortira se devra d'appliquer, cependant, le programme du Président de la République». Du côté du RCD, la campagne électorale sera menée sur la base d'un «programme et des propositions claires, assumées et réalisables», comme le soutenait, vendredi dernier, le président du parti à l'ouverture des travaux d'une session ordinaire de son conseil national.Une campagne de proximité avec le citoyen qu'il s'agira de «sensibiliser et de mobiliser en semant en lui l'espoir et l'ambition». Car, comme le souligne le secrétaire national à l'économie et à l'environnement du RCD, la relance est possible et la situation est loin d'être désespérante.Ce sur quoi, d'ailleurs, le parti insistera lors de la campagne électorale, Ouamer Saoudi affirme émettre «non pas des propositions mais des solutions dont certaines à effet immédiat pour amorcer le changement, un nouveau départ», considérant que les autres mesures d'ordre structurel devront, elles, s'inscrire dans la durée. Notre interlocuteur soutient, par ailleurs, que les cadres du parti s'évertueront, lors de la campagne électorale prochaine, à «battre en brèche» l'argumentaire officiel quant à l'impossibilité d'une revalorisation des salaires et à «mettre à nu» la passivité coupable de la justice, l'incapacité du gouvernement à formuler le moindre remède aux nombreuses grèves sans fin de filières entières dans l'enseignement supérieur, les protestations de nombreux corps de la Fonction publique ou la flambée des prix des produits de large consommation».Pour sa part, Youcef Taâzibt, membre de la direction du Parti des travailleurs (PT), reprendra l'argumentaire développé par la secrétaire générale du parti lors de son annonce de la participation aux prochaines élections législatives.Pour notre interlocuteur, cette campagne électorale servira de «tribune» pour exposer les idées du parti et «lancer des alertes» sur «les dérives» des autorités et «les dangers qui guettent le pays», mettant en garde contre l'effondrement du pays au vu des menaces à nos frontières conjuguées aux attaques frontales sur le volet social ayant créé un climat favorable pour la violence et les manœuvres politiciennes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com